
TETES D'AFFICHE 2010
> Arcade Fire
> Eels
> Massive Attack
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SAVOIR PLUS
> Compte-rendu complet

TETES D'AFFICHE 2010
> Arcade Fire
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> Compte-rendu complet
Le festival est fini, ouais. C’est le retour direct au bercail,
les pieds endoloris, le jean odorant et les esgourdes remplies pour un an. Alors, quelle a été la tendance de cet été ?
Ce fut le 8e défilé du festival. Un défilé attendu avec
impatience chaque année et qui définit et redéfinit les diktats du genre. Dans l’assistance endimanchée, tout le gratin était représenté : Marco Prince, Dominique A, Philippe Manœuvre,
Mareva Galanter, Zazie, Daniel Darc, Jack Lang et 105 000 autres habitués de cette traditionnelle
fashion week de Saint-Cloud. La frange est basse et les lunettes ensoleillées – malgré le décor nuageux – dans un lieu qui affiche complet depuis une semaine.
Du côté des défilants, on retiendra le passage de Skunk Anansie dans une relecture du chat pogoté, celle streetstyle de Cypress Hill et son joint enfumé, les épileptiques Foals et la mèche dégoulinante de son chanteur. Puis ce fut le tour du joyeux et pacifiste K’Naan, une version acoustique de Jonsi tout en couleurs et un Massive Attack hypnotique s’approchant de la haute couture. Enfin, chez Eels, on porte une barbe soutenue pour servir au mieux une voix rocailleuse, tandis que
Roxy Music évite le kitch pour viser le vintage et que les - trop
brefs - Arcade Fire multiplient les prismes de lecture.
Le tout en direct sur Internet et sur les mobiles, pardonnez du peu.
Et les 10 ans ? Pas maintenant, gamin ! Mais on pourra toujours se consoler
avec l’édition de l’an prochain.
Rock you,
babes !
Roxy Music, Arcade Fire... dévouvrez la journée de dimanche en cliquant ici !
Ils sont chez eux, merde. Véritables parrains du festival et grands
habitués des lieux avec une 4e nomination au compteur. Une gigantesque fanfare coutumière des grands soirs. Vous les sifflotiez sous la douche ? Ce soir, il y avait
35 000 personnes dans la salle de bain. Et pluie, c’est tout.
C’est une armée sur scène. Ou plutôt une immense et généreuse famille nombreuse. Les voix sont à l’unisson,
donnant écho à l’euphorie générale et fédératrice. Rien à faire de la pluie ! Du côté de la pelouse, ça chante et ça crie. Ca hurle des youloulou et des ouéoué. Ca lève les bras et jette des
œillades complices à ses voisins d’une nuit.
Pas étonnant de la part d’un chanteur à tête de pasteur, prédicateur rock qui défie la foule en bord de scène.
Même pas peur ! L’équipée évangélise. Dompte. Malmène les sens. Et on n’a rarement vu autant de monde dans les coulisses de la scène (dont Eels, notamment). Au fond, rien d’étonnant.
Faut dire qu’on les connait les lascars et leurs hymnes entraînants. Ces gimmicks qui s’entêtent. Ces
collégiaux chants qui donnent envie de scander l’amour entre deux accalmies et qui vous explosent en vol entre deux breaks tonitruants. La batterie trépigne sur les voix aériennes des choristes
désarticulées. Les cuivres de Beirut pleurent une délicieuse complainte effrénée, tandis que chaque fin de
morceau donne l’occasion d’un changement d’instrument.
Et puis, comme au tennis, il y a certaines grandes rencontres que viennent perturber les astres. Une terrible
frustration en clôture de festival vite pardonnée pour un ultime "Wake up" au pied levé. En guise de danse de la pluie. Puis vint l’au revoir précipité, direction la foule pour un ultime câlin
collé-serré.
Après Arcade Fire, le déluge ? Pour sûr, tiens.
Vous êtes peut-être déjà tombés nez-à-nez, en passant dans le onzième
arrondissement de Paris avec, affichée sur un panneau de huit mètres par trois, une formule inattendue, parfois incongrue mais toujours intrigante et propice à la réflexion ou au
sourire...
Le M.U.R., comme Modulable, Urbain et Réactif. L'association du même nom, qui se donne pour objectif
la promotion de l'art contemporain, s'emploie à investir les territoires urbains d'un poil à gratter artistique, une présence
questionnante.
Ses sources d'inspiration viennent de la rue, de la ville et de toutes les autres formes d'expression qui en
naissent.
Depuis trois ans, elle a trouvé un nouveau panneau, un nouvel espace d'expression plastique, planté dans l'herbe entre les
deux scènes principales de Rock en Seine.
Culture rap, culture rock, contre-culture de tout (rebrousse)-poil sur le même plan pour une fois, projetées
sur la même toile, unies dans un même geste esthétique. Chaque jour, une nouvelle fresque est réalisée en direct par deux plasticiens, puis dévoilée le soir dans une performance
musico-video-graphique.
Les têtes de mort font face aux lettrages propres aux tags, les sentences d'une poésie noire se mêlent aux
figures surréalistes ou inquiétantes. Sur celle de dimanche, réalisée par ZenTwo et Native, graffeur américain : "Je suis vivant lorsque je saigne de la peinture". Des combats imaginaires
sont lancés en coin de fresque : "Jello Biaffra Vs Massive Attack", "Oasis vs Amy Winehouse"… nous laissant le soin de les départager…
E et ses chansons au moral à trois-cent mètres de fond qui ont bercé nos
angoisses et nos déceptions adolescentes. E et ses anguilles qui ne frayent jamais deux fois dans la même eau musicale et qui viennent d'accoucher d'une trilogie conceptuelle. Le désir, la perte
et la rédemption. Le troisième volet, paru il y a quelques jours sous le titre de "Tomorrow Morning", aurait dû nous mettre la puce sauteuse à l'oreille : E a
trouvé la lumière.
Un bandana noué sur la tête, de longues lunettes de soleil sportives et son éternelle barde lui mangent la
majeure partie du visage. Ce sont les seuls vestiges du E ombrageux, remuant les défaites, les suicides, les doutes et les regrets comme autant de sujets de chansons. Celui qui apparaît sur la
Grande Scène est tout de blanc vêtu, entouré de ses musiciens en gilets, chemises immaculées, chapeau et cravates, dans une impressionnante harmonie visuelle de blanc et noir. Entre classe et
cliché. Un détail comme annonciateur de la débandade d'allégresse à venir : la guitare bleu pétante du leader, au sourire suspect.
La danse démarre sur les chapeaux de roue, dans un boogie remuant, insufflant une incroyable énergie positive à
la foule. Mince, on a dû se tromper de scène ! Pour la conjuration du mal par le mal, ce n'est apparemment pas la bonne pelouse… "Prizefighter", "Summer In The City"… Non, c'est bien notre
broyeur de noir préféré, mais remonté à bloc et qui a décidé de voyager léger, laissant en Californie tous ses morceaux les plus lestés de spleen. A peine le tempo s'apaise-t-il le temps de la
vibrante déclaration de "Spectacular Girl" ou dans les aveux de faillite et les cargaisons d'auto-dépréciation de "That Look You Give That Guy" qu'il éclatent à nouveau dans les rythmes énervés
du single "Fresh Blood" et ses saccades de riffs aux crocs acérés.
L'humeur est désespérément joyeuse, joviale même. Présentation des musiciens, solo de batterie, sourires à
foison. "It's a Beautiful Day" et ses terribles sarcasmes sont suivis des jeux oraux d'un E étonnamment décontracté et jovial, sautillant comme un gamin surexcité, dans un grand barouf de
rock bluesy qui a décidément bien rencontré la rédemption. Est-ce un pêché que de regretter ses moments de détresse ?
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Alors que la nuit tombait
prématurément sur Saint-Cloud et que le vent se levait, un torrent bicolore a soufflé sur la Grande Scène. The Ting Tings et son public, une histoire d'amour en rouge et
blanc.
Il y avait beaucoup de filles et d'enfants dans la foule qui n'attendaient qu’une chose : scander les tubes de l'album du
duo anglais. Même s'ils ne sont que deux, l'énergie et l'efficacité des morceaux sont parfaitement retranscrites en live grâce à un son impeccable et à une grande complémentarité entre les
membres du groupe.
L'ambiance dans le public est allée crescendo : au début sages, les slams se sont multipliés, tout comme les tubes sur
scène. « Great DJ », « Shut up and let me go », « That's not my name », autant de titres aussi riches que sur CD, ce qui n'est pas évident lorsque l'on n’est que deux.
Katie White, la chanteuse, s'est essayée à un discours en français : « Mon français est merdique, je ferme ma gueule et
vous fait danser comme des oufs ! ». Bien joué Katie, c'est comme ça qu'on parle au public de Rock en Seine !
Encore quelques tubes et le rouge s'estompe, tandis que les souvenirs se gravent dans la mémoire des festivaliers. Mais
attendez un peu... Du rouge, du blanc, une batterie, une guitare, un gars, une fille qui s'appelle White... ça ne vous rappelle pas un autre groupe ?
That's not their name !
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On marie quelqu'un ce soir à Rock en Seine
? C'est ce que laisse penser cette fanfare qui ressemble fort à celle de Goran Bregovic. La première impression passée, on entre doucement dans le vif du sujet.
Le public est vraiment là pour eux, prêt à démarrer au quart de tour à la moindre entrée en joute des cuivres.
Chaque signal, même le plus discret, donne lieu à des balancements de foule. Zach Condon, ce gitan US, pose sa voix claire et nonchalante sur une instrumentation de belle facture. Son duo avec le
guitariste est plus prenant encore. La basse est trop forte par moment, histoire de ne pas perdre de vue le côté rock. J'adore la sonorité de l'accordéon, à ma connaissance le seul de tout le
festival. Avec la contrebasse, les trompettes, le ukulélé et le trombone, je les aurais bien vu déambuler dans les allées dans la pure tradition des fanfares de l'est, avant de monter sur
scène.
Puis l'ambiance retombe un peu. Elle devient davantage posée qu'enjouée, même quand les cuivres s'élèvent. On
passe alors à autre chose. Plus groove ou plus jazzy, la fanfare se transforme en orchestre de valse faisant balancer la foule en trois temps. Bien sûr ce n'est pas déplaisant, mais je trouve que
le côté festif s'est un peu dissipé. Est-ce le temps grisonnant qui donne cette impression ou l'heure de passage ? En tout cas il a manqué un petit quelque chose, peut-être une touche de folie ou
un grain de désordre.
Le leader avait néanmoins une bonne pêche et s'improvisait chef d'orchestre à l'occasion, tout entier
transcendé par le rythme lancinant. Cette kermesse populaire se conclut par un "je vous aime" sussuré au micro. Charmant voyage, mais un poil trop propre.
Ce dimanche 29 août, ça sentait bon la nostalgie du côté de la Scène de la Cascade. Roxy Music a déterré les
années 70 pour venir les planter en 2010, à Saint-Cloud. Ambiance rétro et classe anglaise.
Alors qu'Oasis se sépare à Rock en Seine, le groupe reformé de Brian Ferry y passe pour nous laisser un peu de clarinette
et de saxophone dans les cages à miel. Le groupe, bien que plus très jeune, a la forme sur scène et enchaîne les vieux titres avec aisance.
L'oreille distraite pourra y entendre des airs de Supertramp pour le couple saxo / synthé ou encore Pink Floyd pour
l'ambiance planante avec couleurs psychédéliques sur les écrans ou étoiles dans l'espace. Une évasion qui a contenté les connaisseurs comme ceux qui découvraient le groupe : le public était
curieux et respectueux.
Les vieilles barriques sur scène avaient de la bouteille, et le plaisir de la performance était évident. Un bon concert de
fin de festival qui nous a fait planer... jusqu'à Rock en Seine 2011 ?
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La mode à Rock en Seine vue par Cool & Bored,
c'est par ici !
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Rock en Seine, festival de parigots ? Pas si sûr... Il suffit de délaisser les pelouses où
s'affrontent les armées de décibels et de beats et de s'infiltrer dans le petit camp retranché aux tentes en rangs serrés pour constater que l'événement attire aussi d'irréductibles
amateurs de rock.
Certes, les igloos bariolés s'alignent sur un tout petit lopin, resserré entre les arbres, preuve qu'une bonne
partie de l'armada n'a eu que la Seine à franchir, mais ils abritent des bataillons venus des quatre coins d'Europe.
15h10, les premiers concerts ont déjà commencé, pourtant, une tranquille animation règne encore ici, protégée
du rush post-ouverture des portes.
Deux Irlandais savourent un réveil en douceur, une détente nécessaire après des afters du camping tout
simplement... "Amazing !". Arrivés dès mercredi, ils ont profité des quelques jours précédent le festival pour visiter Paris. La réponse à la question "Pour
quels groupes êtes vous venus ?" est unanime : "Arcade Fire !"... ou presque : pour un troisième compère, s'il a fait le déplacement, c'est pour Cypress Hill. De belles
découvertes ? Band Of Horses, pour les premiers. Le fan de Cypress Hill, lui, a bien apprécié Plan B, le soulman
londonnien.
Un peu plus loin, un drapeau breton s'affiche avec fierté. Pour Kevin et Zinédine, "ça rassemble les troupes
!". "On voyage pas mal et on aime bien emporter un drapeau avec nous, ça permet de s'identifier car on rencontre tout le temps des Bretons." Entre leurs tentes s'est installée une petite
communauté soudée mais très ouverte sur l'extérieur. Venir à Rock en Seine sans être au camping : impensable ! Alors, même si parmi la bande qui accompagne les deux copains, plusieurs sont
d'ex-Bretons retenus à la capitale par leur travail, il n'était pas question de rentrer le soir chez soi et d'y héberger tout ce petit monde. "On vient quand même au camping pour l'ambiance, ça
prolonge la soirée, ça va avec le festival, c'est vraiment au camping que l'on peut rencontrer des gens, discuter avec eux..." Prolonger la soirée, jusqu'au bout de la nuit si possible, mais sans
DJ... "Les afters finissent trop tôt, on s'est fait vider à deux heures du matin !"
Bouteille d'eau gazeuse et bière allemandes sur la petite table pliante nous mettent sur la piste : Sonia et
Wolfgang sont venus exprès de Speyer, de l'autre côté du Rhin. Six cents kilomètres pour voir Roxy Music. Nous espérons autant de paillettes sur la veste de Bryan Ferry que dans les yeux déjà
brillants de Sonia...
Cette question, on se l’est tous posée. Ou du moins, on devrait tous se la poser quand notre artiste préféré foule le
plancher. Car en face, ça gueule, ça trépigne, ça bouge. Ca impressionne. Et autour de l’artiste, dans l’ombre, de multiples fourmis s’agitent sans bruit.
On y accède par une plateforme surélevée, devant une haie d’honneur de bras tatoués. On passe les barrages et on arrive
devant ce trou. Ce boulevard infini de têtes indescriptibles, marée humaine sans fin dont on ne peut fixer les yeux que sur son horizon. Il faut avoir les jambes solides et les mains assurées
pour ne pas trembler devant ces regards impossibles à soutenir. N’émerge qu’un seul minaret : la régie centrale.
Sur les côtés de la scène, chacun s’affère. Il y a celui qui accorde les grattes, en position de chien de chasse. A l’affût. Prêt à
bondir des starting-blocks à chaque battement de cil du héro du jour, comme pendant Skunk Anansie. Il y a également le manager, celui de Eels par exemple, se tenant fièrement sur le bord.
Semblant imperturbable. N’hésitant pas à repousser un caméraman trop curieux.
Et puis il y a les autres : les ligtheux qui gèrent le débit de fumée pendant Massive Attack, le nuage crépitant de photographes sur
les trois premiers morceaux des Queens of the Stone Age ou encore les membres de la famille qui regarde leurs aïeux pendant Blink 182. Tous naviguent au pays des fly caisses, ces box à roulettes
qui promènent la vie des musiciens.
Presqu’une
liste à la Prévert, en somme. En plus rock.
3 questions à Valérie Duverger-Nédéllec, directrice de la
communication à la mairie de St-Cloud et responsable de la Biblio’rock.
D’où est partie cette idée
?
On a essayé de trouver un partenariat intelligent avec le festival, dans la croisée des
cultures entre habitants et festivaliers. La littérature et les mots sont universels. Dans la culture rock beaucoup d’artistes ont écrit des
livres comme Patti Smith ou plus récemment Mathias Malzieu. C’est donc intimement lié à la musique, d’autant qu’à la lecture de certains bouquins on entend le rock derrière ou on perçoit des
personnages rock’n’roll dans l’attitude.
Comment la bibliothèque fonctionne t’elle
?
Pour résumer : évolutive, totalement subjective et assumée comme telle. Pour qu’un livre entre
ici il faut que la personne soit capable de le justifier. Par exemple "Une gorgée de bière" de Philippe Delerm a été accepté car le lecteur a dit : "la bière c’est rock !" La première année, le
fond a été élaboré en partenariat avec l’équipe du festival et composé de livres généraux sur les Clash ou Elvis Presley, plus pas mal de BD et de mangas. En 2010 la nouveauté est le rayon
cuisine avec par exemple "Les criminels passent à table" d’Estérelle Payany. Il y a 2 manières de participer, soit en donnant des idées d’ouvrages pour l’année suivante, soit en échangeant un
livre contre un autre. Sur environ 450 références, on en est à une trentaine d’échanges, bref c’est en perpétuel mouvement.
Quels sont les objectifs et les perspectives d’évolution
?
On essaye de donner envie de lire aux festivaliers. C’est une façon de montrer que le rock
c’est de la musique mais pas seulement. L’idée est de proposer un espace différent où on ne vend rien. Certains utilisent le marque-pages offert pour commencer un livre et le reprendre après un
concert ! Le public s’approprie l’idée et a une réaction affective, ce qui nous conforte dans notre esprit "service public". Parfois même on nous demande si on sera présents sur d’autres
festivals ! Pour l’année prochaine, des sous-thèmes seront développés notamment l’art avec Warhol ou Basquiat.
> Découvrir la bibliographie rock idéale
- Ready to start
- Keep the car running
- Neighborhood #2 (Laika)
- No cars go
- Haiti
- Modern man
- Rococo
- The Suburbs
- Intervention
- Crawn of love
- Neighborhood #1
(Tunnels)
- Sprawl
II
- We used to wait
- Neighborhood #2 (Power out)
- Rebellion (Lies)
Rappel
- Month of may
-
Wake up
En ce dimanche après-midi, l'ambiance a
un petit quelque chose de vacances. Alors que tout Paris revient juste de la plage, The Temper Trap nous y ramène le
temps de quelques morceaux soufflés sur le public comme un vent de bord de mer.
Le groupe de pop rock australien affiche une simplicité élégante, sans artifices ou fringues de luxe, juste de la musique.
Même la danse excentrique du bassiste aux cheveux longs et chapeau rouge nous entraîne sur une route menant vers le Sud. Il suffit de fermer les yeux, et l’on se retrouve à l'arrière d'une
décapotable, les cheveux dans le vent.
Un ballon de plage virevolte au milieu du public conquis et détendu. C'est un signe. Le ciel gris nous paraît moins gris,
et le vent moins froid. Les trois guitares s'accordent parfaitement et le clavier nous fait groover. Et le bassiste ? Il danse toujours.
L'Australie est un désert entouré de plages. La musique de The Temper Trap est son oasis. Une paire de lunettes de soleil
vole au-dessus du public et le concert s'achève déjà.
Mais le public de Rock en Seine a pris du rab de vacances, et c'est déjà pas mal.
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// ROCKCOVER 2012
Anne-Laure Degasne (coord.)
Samuel Degasne (l. éditoriale)
Florent Choffel (graphiste)
Camille Larbey (rédac.)
Mathieu Gayet (rédac.)
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