Autour du festival

Dimanche 30 août 2009

Rock'Art réunit des affiches des 47 groupes du festival qui se sont faits croquer par la crème des graphistes français. Rock en Seine prend une nouvelle dimension en mélangeant les arts musicaux et graphiques. Petit tour de l'expo.

null Tous mis sur un pied d'égalité, les vrais artistes ne sont plus ceux qui font du bruit mais ceux qui dessinent. The Noisettes, transformés en petits animaux, font face à un Sammy Decoster marchant seul sur des rails déserts pour donner son set sous le soleil brûlant de Saint Cloud. Les styles se mélangent et tous ces groupes qui nous ont fait bouger depuis 3 jours nous semblent tout à coup figés. Immortalisés. Laissant plus de place à l'imagination qu'à la description, l'expo plonge le spectateur dans des univers musicaux passés au blender. Les Eagles of Death Metal transpirent de leur virilité dans un Aigle germanique stylisé, lâchant un gros prout… Ca va chauffer ce soir sur la Grande Scène !

Ces affiches ne font pas que retranscrire la musique mais aussi et surtout les émotions conférées au public lors des concerts du week end : Macy Gray nous a envoyé tous ses tubes, The Horrors, ces dentistes gothiques, nous collent encore des frissons dans le dos et Bloc party nous a mis le cœur à la place du cerveau.

Les arts graphiques sont aussi des arts vivants. Suite à l'annulation d'Oasis ce vendredi soir, quelques idiots s’en sont pris à leur affiche, particulièrement réussie. Signe du destin, ce sont les caïds de Madness qui ont sauvé l'honneur de l'Angleterre en retournant la Tour Eiffel deux fois dans la même journée. Peut être avaient-ils demandé quelques conseils à l'alchimiste Calvin Harris qui s'en est chargé hier soir. Rock'Art, située à la croisée des styles et des disciplines, est une exposition où les émotions se mêlent pour livrer une trace physique des événements.

Par Pierre-Olivier Petit
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Dimanche 30 août 2009

Le rock ce n'est pas que des décibels, c'est aussi des mots inspirés par un courant électrique générant une façon de vivre, une vision de l'homme et même du monde (oui, sortons les grands mots !). Ce postulat est à la base de la Rock'n'biblio.

null Après deux jours de festivals et de courtes nuits, on a un peu la tête comme une pastèque. S'étendre sur l'asphalte et se laisser mourir ? En même temps non, disons qu'on aimerait juste se poser un peu à l'ombre dans une ambiance cosy plutôt que noisy. Et lire un bon livre. Oui, un livre qui captiverait comme un concert, mais sans le bruit. Le seigneur nous aurait-il entendu ? Près de nous un stand, une grande tente blanche avec plein de gens assis têtes baissées dans des ouvrages. Une secte ? Non, des festivaliers sous le charme de la Rock'biblio.

Cette « bibliothèque rock idéale, subjective et évolutive », dixit le communiqué de presse, a investi le festival depuis 3 ans dans le but de montrer aux novices que depuis des années le rock tisse des ramifications dans la littérature. Mais aussi avec l’objectif d'en faire profiter les amateurs avertis. Des livres rock, cette bibliothèque en contient environ 350. Ils ont été sélectionnés et achetés par le service de communication de Saint Cloud, qui en assume d'autant plus l'entière subjectivité qu'elle propose aux festivaliers d'y apporter la leur.

Chaque année, les festivaliers peuvent faire part de leurs suggestions littéraires. La ville essaiera pour l’année suivante de se les procurer. Mais surtout la Rock'biblio intègre un côté trocante. Si un festivalier vient avec un bouquin qu'il considère comme étant rock, il peut l'échanger avec un autre livre disponible dans la bibliothèque, pour peu qu'il porte une étiquette rouge. Aujourd'hui quelqu'un leur a apporté Farenheit 451. Accepté !

Beaucoup ont essayé par ce biais de se procurer La mécanique du cœur du chanteur de Dionysos mais il était déjà parti. A la place, ils pouvaient choisir un Tim Burton ou se munir de la bibliographie des livres rock, sources d’excellentes idées de lectures.

Ravis, nombreux sont ceux qui demandent si la Rock'biblio est présente dans d'autres festivals. Mais non c'est une exclusivité Rock en Seine !

 

Par Sylvain Fesson
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Vendredi 28 août 2009
Certains parents rêvent de voir leur progéniture accomplir des exploits sportifs. D'autres, festivaliers avertis, préfèrent leur faire vivre leur premier concert. Mini Rock en Seine, c'est comme le vrai festival mais à l'échelle d'un gamin de 10 ans.

null Pour devenir une rock star, il faut du talent mais aussi quelques petits plus. Les Tiny Monster of Tomorrow peuvent donc se frotter à la scène avec de vrais instruments, à leur taille. "Prenez les instruments et donnez-vous à fond. Faites les fous !" C'est par ici que ça se passe.

Cette garderie un peu particulière possède aussi son puit de science. Pour que Jenny et Kevin mettent un visage sur les tontons Jimmy et Elvis dont n'arrêtent pas de parler leurs parents, des posters à leurs effigies sont accrochés aux murs. Des blind tests sont organisés pour apprendre à différencier les Beatles des Stones. Une vraie culture musicale, cela ne s'improvise pas il faut bosser un peu.

Mais apprendre cela donne soif. Alors, pour les initier les petits aux us et coutumes du rocker, un bar est mis à leur disposition. On y distille de l'Oasis mais aussi bien d'autres choses. Il n'y a pas de billards. Seulement des babyfoots tagués Iron Mainden. Hell Yeah !! Une fois la soif étanchée, les rockeurs en herbes peuvent travailler leur imagination. Coloriage de tags, écriture de textes, entraînements à la guitare électrique, les bouts de choux sont fin prêts pour enregistrer leurs compos. Le coach aux cheveux longs est là pour les guider... et roulez jeunesse !

En début de soirée, les concerts commencent et c'est parti pour les slams...
Par Pierre-Olivier Petit
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Vendredi 28 août 2009

Quand on pense à SFR, on ne pense pas forcément à de « bons concerts ». Pourtant on a eu droit à une très belle prestation de Hold Your Horses sur le stand.

null Mais dans cet espace, on trouve aussi plein de trucs rigolos. Des p’tits bidules qui font bip et avec lesquels on peut regarder des vidéos, de jolies hôtesses, des stands de recharge de mobile, de jolies hôtesses, un concours pour gagner une guitare Gibson et un mobile par jour, des chaises longues façon « vous n’êtes pas à la mer, mais presque" et enfin, de jolies hôtesses.

Par contre, inutile d'y aller pour changer votre mobile ou râler parce que votre forfait est trop cher (fallait pas téléphoner à maman pendant des heures non plus !). Ici, il est surtout question de musique.

Place aux jeunes talents donc, avec vendredi Hold Your Horses, samedi The Red Lips et dimanche Anything Maria.

Trois groupes prometteurs choisis par le public sur le site
SFR Jeunes Talents. Et pour l'instant, ça a l'air plutôt bien choisi.

Dernière question existentielle lorsqu'on traîne sur le stand : est-ce que l'on capte bien ?
La réponse résume l'esprit du festival : A FOND !

Par Mathieu Bouckenhove
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Vendredi 28 août 2009

Après Claude Gassian, Philippe Lévy, Jean-Baptiste Mondino, Craig Robinson et Youri Lenquette, c'est autour du photographe Robin d'être l'invité d'honneur de Rock Folio.


null Au cœur même du festival, une partie des 150 portraits de la série Lift'In, réalisée en marge de l'émission de Canal+, tranche avec les festivaliers qui s'encanaillent et les statues du parc dessinées par Le Nôtre. Pour tous les photographiés, un même cadre : un monte-charge, une lumière blafarde s'extirpant du plafonnier crasseux et, surtout, un temps de pose limité. Les corps en suspens sont cristallisés dans l'instant. Confinés dans un espace restreint. A la fois intime et insaisissable. Que le festival a récréé de toute pièce.


Korn, Franz Ferdinand, The Hives, Ghinzu, Iggy Pop, Queens of the Stone Age, Black Eyed Peas, Portishead ou encore Tricky... Ce n'est donc pas la liste de la programmation de l'année prochaine, mais bien la liste non exhaustive des photos qui sont exposées. Mystèrieux, l'exercice oscille entre la spontanéité et la pose sur papier glacé. Brut. Le corps relâché. A l'affût. Comme une bête apeurée que le chasseur (d'images) vient - enfin - d'attraper.


Une parenthèse.

Par Samuel Degasne
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Vendredi 28 août 2009

Rock en Seine. Domaine national de Saint-Cloud. France. 13h50.
null

Dans dix minutes, les barrières vont s'écarter, et les centaines de festivaliers déjà présents vont se ruer dans les allées poussiéreuses en quête de goodies et de bonnes places pour en prendre plein les mirettes et les cages à miel.

Parmi eux, on a pu croiser les jeunes fous furieux qui nous viennent de Bretagne, la clique Lucie / Florian / Nico et Pandora (prix 2009 du meilleur prénom en festival). Pour eux, la file d'attente n'a plus aucun secret: ils sont là depuis 10h30 ce matin. Les bretons, ils font pas les choses à moitié. C'est leur première fois à Rock en Seine et ils sont là pour les 3 jours avec comme principal objectif aujourd'hui: OASIS ! Bon, et Amy Macdonald et Vampire Weekend. Mais surtout Oasis. Mais avant tout cela, leur mission première : « trouver les toilettes ! ».


On croise aussi les mecs tranquilles: Michael, Alexi et Guillaume. 21 ans, toutes leurs dents et la décontraction apparente. Il reste 5 minutes avant l'ouverture et ils viennent d'arriver. Peinards. Ils sont venus pour un peu tout, mais surtout Vitalic. Mais entre nos mecs cool, c'est la scission: « Vitalic c'est un peu comme Daft Punk », « Quoi ? Mais nan arrête, ça n'a rien à voir ». Le match est lancé.


« Pour le blog du festival ? La classe ! » s'exclame Camille (prix 2009 des meilleures citations en festival). Cette pétillante parisienne de 20 ans, accompagnée de Quentin et de Tristan, s'auto-interviewe. On  ne peut plus l'arrêter :
« On est là pour les trois jours, c'est notre première fois.
On est surtout là pour rencontrer des gens, même bourrés.
En fait quand ils sont bourrés, ils sont plus marrants.
Mais moi je ne bois pas.
On vient aussi pour Oasis, Just Jack, Madness, Birdy Nam Nam, Vitalic...
Par contre on a oublié la crème solaire. »


14h, les barrières s'écartent et la fête peut commencer, en avant pour la chasse aux goodies pour certains, aux meilleures places pour d'autres.


Let there be Rock en Seine !

Par Mathieu Bouckenhove
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Vendredi 21 août 2009

Pour la deuxième année consécutive, l’opérateur de téléphonie mobile vous offre l’opportunité de devenir le programmateur du stand SFR durant le festival. Faîtes votre choix parmi les six candidats ! Les trois lauréats se produiront pendant un set de 30 minutes au parc Saint-Cloud.


Candidats 2009 :
null Hold Your Horses!
« Le septuor écume depuis un an les salles parisiennes où il déploie une pop polyphonique, rauque et ludique. » Glazart

anything MARIA
« Tendu, écorché et morveux, le rock à blanc d'une jeune Marseillaise qui est remonté au même blues possédé et sec que sa frangine PJ Harvey. Addictif, effectivement. »
CQFD

Skip the Use
« Les bonnes fées du rock se sont penchées sur le berceau de ce groupe lillois (…) car s'il y a bien une constante qui demeure, c'est l'énergie et l'exaltation sur scène. » La Voix du Nord

The Red Lips
« La hargne déployée, tous riffs de guitares dehors, sur leur mini-album, laisse augurer un set tonique, et qui sait, un avenir." Télérama

TKNIK
« (…) Avec une finesse sur les effets toute particulière, la version démo de son prochain maxi envoie du bois avec une classe certaine. A suivre de près. » Tsugi.

Daan Blake
Allongé dans un champ de luzerne, au fin fond de la campagne tourangelle, dévorant des décibels de Pixies, Blonde Redhead, dEUS et Nick Cave, je décidais d’acheter ma première guitare.


Les votes se clôturent le lundi 24 août à 10h.


 

Par Rock en Seine
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