Coulisses

Dimanche 30 août 2009

Agrippés à la barrière avant l'ouverture du festival vendredi, Camille (20 ans), Tristan (18 ans) et Quentin (23 ans) répondaient à mes questions. Depuis, le festival a battu son plein et les trois mousquetaires ont parcouru pour nous les allées du domaine national de Saint Cloud à la recherche de perles.

null Qui peut-on croiser lorsqu'on va à Rock en Seine ? À en croire nos trois loustics, deux Lara Croft, représentantes d’une grande marque de boisson énergisante, se sont fait prendre inlassablement en photo. Il y avait aussi « l'homme préhistorique », qui s'amusait à taper gentiment le crane des festivaliers croisant son chemin avec sa massue en plastique, une perruque sur la tête. On l'aura même vu slammer lors du concert de The Prodigy. Il faut croire qu’il se sera plutôt bien adapté à notre époque...

Et « Captain Baguette » ? Tout de bleu vêtu avec une baguette de pain en collier ? Ils l’on vu aussi. Ils ont même remarqué le slip bleu, la cape et le pistolet à eau. Rien ne leur à échappé.

En vrac, ils ont aussi rencontré le sosie de Joe Satriani au concert de Metric (« mais en plus vieux » précise Quentin), Zorro Zéro (et son sombréro noir), Captain Chaussettes (recouvert de chaussettes, comme son nom l’indique), ou encore trois chevaliers avec leur cottes de maille et tout ce qui va avec. Que de truculentes surprises en somme !

Bref, un festival qui regorge de curiosités et qui est truffé de personnages qui nous mettent le sourire aux lèvres. Quant à nos trois Castors Juniors, ils repartent des souvenirs plein la tête, des images plein les mirettes, de la bonne musique encore dans les cages à miel et le plaisir d’avoir fait une apparition guest-star sur notre blog. « La classe » comme dirait Camille.

À l'année prochaine pour de nouvelles aventures, un pour tous et tous pour un !

Par Mathieu Bouckenhove
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Samedi 29 août 2009

Non, les arbres du domaine national de Saint Cloud n'ont pas de testicules, ce sont juste des sacs poubelle qui sont accrochés aux branches. Et des sacs à changer, il y en a un paquet. Mais qui s'en occupe ?

null Ils sont 200 bénévoles et s'occupent notamment de vendre des t-shirts, distribuer des programmes du festival, surveiller les accès sécurisés et bien sûr, nettoyer le site et changer les poubelles. Ils sont étudiants, ont une vingtaine d'années et profitent tout comme vous de l'ambiance et des concerts de Rock en Seine. C'est en partie grâce à leur travail que se balader dans le domaine national de Saint Cloud est un vrai plaisir. Et certains de ces bénévoles changent les poubelles et parfois, cela réserve quelques surprises.

Que trouve-t-on dans les poubelles de Rock en Seine ? « Des gobelets consignés ! » me dit Jérôme. « De l'alcool importé de l'extérieur aussi, du vomi, et il y en a même qui pissent dans les poubelles ! ». Non mais oh ! Depuis quand on se soulage dans les poubelles ? « Mais c'est assez rare ». Ouf ! Nos festivaliers sont quand même assez propres, pas de quoi s'affoler.

Du côté de la scène de l'Industrie, Seb et Perrine surveillent la régie technique, suspendus au dessus du public, des fois qu'il y en aurait qui voudraient grimper. Côté anecdotes, Seb me parle d'un festivalier, haussant le ton lorsqu'on lui refuse l'accès à l'allée technique: « il est devenu agressif, disant vouloir parler au président du festival, en racontant qu'en Belgique et en Angleterre, il y a des rois et que ça devrait être pareil en France ». Original !

« Il y a aussi une fille qui cherchait un endroit où faire pipi discrètement. Et elle l'a fait devant nous, sans voir qu'on était là », raconte Perrine. C'est vrai qu'il y a souvent la queue pour les toilettes des filles, mais ça, c'est un problème millénaire...

Pour résumer, être bénévole à Rock en Seine c'est entre autres vendre des t-shirts, se faire quelques deniers grâce aux gobelets trouvés, changer des sacs poubelle, rencontrer et canaliser des royalistes, mais surtout, mater des concerts mortels.

Si vous voyez des testicules sur les arbres, ne prenez pas le volant ce soir…

Par Mathieu Bouckenhove
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Samedi 29 août 2009

Sacs à mains, chapeaux, vinyles, lunettes et accessoires fantaisistes, bottes à talons et manteaux en cuir... On trouve de tout sur les stands improvisés de l'espace presse. Normal, des brocanteurs vintage ont investi, pour la première fois, l'endroit. Parmi eux, Stéphane et Geoffroy, passionnés de Lucha.

Difficile de les rater avec leurs masques de catcheurs mexicains et leurs babioles bariolées. Jaune, vert, rouge… La macédoine de couleurs a de quoi vous rendre épileptique, style fajitas géantes en prise avec un retour d’acides. Et si les six exposants traînent les mêmes brocantes, les deux compañeros tranchent avec le décor, comme la moustache d’un mariachi flottant dans un verre de téquila. Ca sent l’hormone et la sueur, ouais. La transgression.

"Oui, mais le catch mexicain, c’est rock, justement ! Beaucoup plus flamboyant que la vitrine américaine...", balance le premier, façon uppercut anticipé. "Beaucoup de groupes utilisent cet univers graphique, comme par exemple la vierge de Guadalupe, tout simplement parce que la culture ancestrale et le monopole gauchiste y sont importants. Revendiqués avec force !" Au deuxième d’ajouter qu’ "il existe une vraie connexion avec les arts. Regardez les anciens catcheurs El Santo ou Blue Demon… Ils ont fait du cinéma !"

Il faut dire qu’on ne la leur fait pas. En effet, près de 4 masques de catcheurs mexicains sur 5 à Paris ont été vendus par leurs soins. Oui, mais sur le festival ? "Même si cela aurait certainement encore plus marché dans le village artiste, l’esprit correspondant au public d’ici. Après tout, ne se déguise-t-il pas déjà pour venir ? Pantalon stretch, grosses lunettes de soleil, chemise cintrée, etc. Nous n’en sommes pas loin !"


A côté, les deux compères gèrent le bar La Lucha Libre, dans le 5e arrondissement, avec ring adéquat, commentaires avisés pour haranguer la foule et nourriture épicée. Le bar à tapas accueille même des concerts de surf music, de rock 60’s et dernièrement… Party Ben, le bootlegger. Et pour ceux qui en revoudraient encore, possibilité de se tataner en sumo sur le ring. Et toc !


Oui, mais les gars, honnêtement, entre nous, c’est décoré aussi flashy et kitch chez vous ? "Ouh la non !", répond Stéphane, sourire en coin, "chez moi, j’ai fait un mélange mexicano-japonais, au grand dam de ma femme, histoire de varier un peu, quoi. Ambiance pop dopée au colorant…" 


Ah oui, quand même ! Comme quoi, c’est Valérie Damidot qui va être contente…

Par Samuel Degasne
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Samedi 29 août 2009

A Rock en Seine, une équipe de 4 journalistes et 2 photographes couvre le festival au jour le jour sur un blog. Nous, quoi. Mais cette année, missionné  par la ville de Saint Cloud, une autre équipe de chroniqueurs sillonne le site, carnet de notes en main et objectif en bandoulière. Leur nom ? Les Rock'chroniqueurs. Des concurrents ?


15 h. Au stand de la ville de Saint Cloud, retranchés dans leur "quartier", on rencontre deux membres de l'équipe, Gilles et Jasmin. On apprend qu'ils sont tous deux photographes, l'un orienté portrait/pyscho (Jasmin), l'autre ambiance/paysage (Gilles). Forcément, ça rapproche. Après nous avoir glissé qu'ils avaient consulté notre blog et bien aimé ce que l'on faisait, Gilles essaie de gratter de l'info. Direct ! Il aimerait savoir si on en sait plus sur le pourquoi du comment de l'annulation d'Oasis. On ne lâche rien. De toute façon, à part l'histoire de la bagarre, rien de mieux à raconter !


Nous, on n'y va pas par quatre chemins : "Les gars, vous et nous on ne serait pas concurrents ?" Gilles : "Non, du tout, parce que nous on ne fait pas de blog !" Jasmin enchaîne : "En fait, nous on travaille pour une publication qui est censée sortir vers octobre-novembre", un livre de 34 pages qui s'appellera "Rock Chroniques - carnet de voyage à Rock en Seine". Il nous explique que c'est le service communication de la ville de Saint Cloud, avec la mairie qui a créé l'opération "Rock'chroniqueurs" pour prendre le relais de "Rock'n'strophes" qu'ils avaient lancé voilà 5 ans. "On ne fait donc pas de l'actu, aucune photo ni chronique de concert dans le style des Inrocks. On essaie au contraire de recueillir une matière moins périssable, plus basée sur les à-côtés, l'hors scène, la vie du festival. Le but c'est donc de réaliser un travail documentaire qui montre que pendant ces 3 jours, Rock en Seine est un monde à part. On est complémentaires !".


Avant de partir, Gilles et Jasmin nous font part des sensations qu'ils ont éprouvées à faire leurs premières photos de concert depuis la fosse pendant le concert de Madness. Gilles : "C'était impressionnant. Quand tu as le public d'un côté et la musique qui t'arrive de l'autre, tu te sens vraiment poussé, chahuté !". Et in extremis, il revient sur l'histoire d'Oasis: "Dis, j'ai entendu un truc, et je pense que c'est faux. Parait qu'hier soir Madness aurait remplacé Oasis ?". Comme quoi, loin d'être concurrents, eux et nous sommes vraiment complémentaires !

Par Sylvain Fesson
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Vendredi 28 août 2009

null
Dans la jungle, terrible jungle du festival, les rencontres au village presse sont quelques fois marrantes.

Et même souvent surréalistes.

Aperçu dans les coulisses :
- Passi
- Hey Hey My My
- Lou Doillon

Et Madness... devant le concert de Passion Pitt.

Par Samuel Degasne
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Vendredi 28 août 2009

Chaque jour, au stand Converse, outre le fait de pouvoir se grimer en hardeux pour se faire shooter à l'effigie des pochettes mythiques du genre, les festivaliers peuvent tout simplement se faire tirer le portrait par un photomaton.

null Si leur photo est tirée au sort et diffusée sur l'écran géant de la Grande Scène, ils ont le droit de faire une petite visite backstage entre 19h15 et 19h45. Vendredi, parmi les 12 vainqueurs, deux amies : Véronique, 25 ans, "future photographe", et Anaïs, 24 ans, "future prof de français pour les étrangers". Elles témoignent de l'envers du décor.

Ex-grenobloises tout juste installées à Paris, pour leur premier Rock en Seine, Véronique et Anaïs étaient vraiment venues pour les concerts, notamment Vitalic et Keane, qui pour elles "ont vraiment déchiré !". Mais grâce à une "photo débile" elles ont décroché 30 minutes de ballade en backstage. Elles ont sillonné l'espace VIP, l'espace des artistes, vu le chapiteau où ce soir était censé se passer un set DJ, noté que Oasis avait deux loges séparées - apparemment ça n'a pas suffi - aperçu le chanteur de Bloc Party, maté un bout du concert des Vampire Weekend près du côté du Samu et des journalistes.

Rien vu de très croustillant malheureusement, pas d'artiste de sortie. "Ils nous ont dit que les artistes étaient des spécimens spéciaux, qu'il ne fallait pas trop les embêter si on en voyait, ne pas faire nos groupies hystériques" lâche Anaïs. "Nous n'en aurons pas eu l'occasion car malheureusement, beaucoup étaient dans leurs gros bus de tournée". Qu'est-ce qui les a fait rêver alors ? Véro a été éblouie par le coin repas des artistes : "Ce qu'ils mangeaient avait l'air sympa, c'était des trucs genre indiens, avec des petites bougies tout partout."

Par Sylvain Fesson
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Mercredi 26 août 2009



Premier reportage photo de l'édition 2009 de Rock en Seine. Les scènes se montent et la nuit tombe sur un montage déjà bien avancé, qui accueillera dans 2 jours les premiers festivaliers.
Reportage réalisé par notre photographe, Nicolas Messyasz.

Retrouvez la galerie photo dans la colonne de droite du blog ou en cliquant ici.

Par Anne-Laure Brenon
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