Rappelez-vous, il y a 3 ans, The Streets avait clôturé le festival en lieu et place de « celle dont on ne doit pas prononcer le nom »… Malgré l’annulation tardive de « vous savez qui », The Streets avait su enflammer une foule de festivaliers pour la plupart déçus, en s’amusant des déconvenues en série provoquées par la chanteuse et en parodiant les refrains des morceaux les plus connus de « celle que redoutaient tous les programmateurs ».

The Streets1Ce samedi, The Streets mise à nouveau le joker de luxe, puisque le crew remplace Q-Tip, le rappeur ayant annulé pour ennui de santé. Et si le groupe accepte de jouer sa dernière date en France, ici à Rock en Seine, c’est peut être parce qu’il s’y sent comme chez lui.

Avec son polo noir et son jean décontracté, Mike Skinner débute le concert en mode « dimanche », genre petit génie de la famille à qui on demande de jouer un morceau après le repas dominical, devant les oncles et les cousins… et qui ne se fait pas prier. Au début du show, il y a d’ailleurs un contraste marquant entre l’allure du leader et celle du reste du groupe, un peu comme si le rappeur anglais voulait lui aussi être parmi les festivaliers, à profiter du moment. Une proximité se crée d’ailleurs avec le public, à qui Mike parle entre deux couplets, quand les beats continuent d’être martelés puissamment par ses comparses.

Mais du début à la fin du concert, le flot du leader de The Streets est toujours incisif. Et plus les minutes avancent, plus l’énergie s’amplifie. Les riffs rocks se font puissants, le guitariste enlève son T-Shirt , bientôt suivi par Mike Skinner himself qui, après avoir demandé au public de former le plus grand « circle pit » qu’il ait vu, slame sur la foule pendant « Fit But You Know It », morceau expulsé des enceintes comme s’il s’agissait d’un opus des Rage Against The Machine.

Encore une fois, The Streets à su mettre le feu dans les parterres de Saint-Cloud.


> the-streets.co.uk



 

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