Le duo qui fait jaillir des étincelles du télescopage entre boîte à rythme étourdissante et guitares décapantes a pâti ce soir des excès de ses deux outils. Infrabasses et larsens étaient au rendez-vous…

 

The KillsL’orage éclate d’entrée avec “No Wow” scandé par une Alison Mosshart en mode tigresse. Toute de noir vêtue, elle se déchaîne, se lançant dans des déhanchements de félin enragé lorsqu’elle ne prend pas sa guitare, contrastant avec un très calme Jamie Hince. Les rugissements écorchent les bribes de chant sensuel, les guitares grincent sur les décharges de beats et les aléas sonores semblent se liguer dans une volonté de rendre le spectacle plus incendiaire encore.

“Kissy Kissy” et sa rythmique mécanique s’installe avec insistance sur l’audience magnétisée malgré elle par cet amalgame sonore en forme de plomb abrasif. Puis la lionne à la noire crinière arpente la scène de long en large avant d’entamer “U.R.A. Fever” dont les bouffées montent par paliers.

L’accalmie s’installe entre les basses assourdissantes (qui ne s’embarrassent pas de l’absence de bassiste) et Alison rentre ses griffes le temps de la caresse de “Last Goodbye” issue de leur dernier album. Avec cordes et piano pour seuls atours, sa voix révèle une profondeur rarement dévoilée. Enfin, c’est avec le populaire “Sour Cherry” que se referme cette heure pile d’un set sans fioritures.

Débarrassée de ses habillages studio, la musique du duo est brute, brutale même et impose un passage en force.

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> myspace.com/thekill



 

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