Nom d'un vieux loup de mer, Seasick Steve était à Rock en Seine ce vendredi, et le moins que l'on puisse dire c'est que ça envoi du riff, du lourd, du qui claque à l'oreille !


Seasick SteveHistoire personnelle déchirante (il s'est fait défenestrer par son beau-père à l'âge de 7 ans et à quitté sa maison à 13 ans), barbe blanche hirsute, chemise à carreaux de bucheron, casquette John Deere vieille de vingt ans, bouteille de Jack Daniel's à portée de main, guitare faite maison, chaise en bois au rembourrage déchiré : l’allure du vieux bluesman rassemble tous les clichés. Mais il est en même temps tellement charismatique.

Et ses morceaux ne le sont pas moins. Leurs sons old school transportent le public dans des ambiances tour à tour blues, country, rock et boogie. On a parfois le droit, entre deux lampées de Whisky, à des anecdotes sur l'artiste, comme l'histoire de sa rencontre avec Jack White (The White Stripes) : "Bon ben, on est arrivé en studio, on a commencé à jouer et à boire... et le lendemain, mais je sais pas comment, le morceau était enregistré". Pour interpréter en duo le morceau en question, il fait alors venir sur scène Alison Mosshart, chanteuse de The Kills (qui jouera sur la Grande Scène dans la journée). "J'adore ce job", glisse-t-il après avoir embrassé la chanteuse. Voilà mon p'tit, c'est comme ça que ça se passe ici. A la cool.

A bien y regarder, ce n’est pas le groupe qui est au festival, c’est le festival qui s’invite chez lui, au coin d'un feu de cheminée d'une vieille cabane de l'Amérique profonde. Oh Yeah !

> seasicksteve.com
> myspace.com/seasicksteve



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