Il ne fallait pas s'y tromper. En invitant Placebo à jouer la mesure de cette première journée, le festival avait la parfaite tête d'affiche (maquillée) pour ouvrir ces trois jours.


PlaceboLe groupe britannique compte de nombreux fans, qui s'étaient déplacés en masse. Point d'orgue de ce vendredi, Brian Molko et sa troupe (un batteur très physique, et très tatouage aussi) ont donné la bonne mesure : cette dixième édition sera rock, ou ne sera pas.
 
Fort de plusieurs succès, Placebo n'avait qu'à piocher parmi ses titres les plus connues pour proposer 90 minutes de pur rock, transcendé il est vrai par des tubes "The Bitter End", et enflammer ainsi la Grande Scène et un public conquis. Difficile de ne pas se laisser entraîner par les riffs rageurs, le rythme inépuisable. Même si Brian Molko s'excuse (dans un français parfait, évidemment) d'avoir "une grenouille dans la gorge", rien ne transparaît : on était venu retrouver le groupe qui a animé le début de nos années 2000, et qui n'a pas freiné depuis.
 
Préparant leur septième album, Molko et ses potes ont toujours de l'énergie à revendre. Preuve s'il en est, après une première partie relativement simple (mais efficace), leurs morceaux se rallongeaient, l'envie restait présente et le rappel faisait monter la tension ! Et Brian Molko, à terre, de finir le set sur quelques derniers sons lancinants, une façon de nous souhaiter une bonne nuit... Et on a envie de lui dire que ça n'est que le début !


 
Retour à l'accueil