Quand la foule se masse devant la Grande Scène, c'est forcément pour une bonne raison. 3 ans après la séparation retentissante du groupe Oasis, Noel Gallagher revient avec ses High Flying Birds. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est "attendu de pied ferme".

Noël GallagherBatteur déguisé en personnage d’Orange Mécanique, coupes de cheveux sur scène et dans le public "à la Gallagher", drapeaux britanniques émergeant de la foule : le décor est planté, Manchester arrive en force. Dès les premières notes, la touche musicale du génial compositeur est là. Celui qui a fait les beaux jours d’Oasis (que l'on aurait pu appeler "Noasis" au vu de son emprise artistique sur le groupe...) nous revient avec un album plein de titres mélodieux, et ce pour le plus grand plaisir des fans.

Noël envoute d'entrée le public avec quelques chansons douces dont il a le secret ("If I Had A Gun…"), puis fait monter la pression avec des titres plus rock ("I Wanna Live In A Dream In My Record Machine"). Mais son arme fatale reste la guitare sèche, qu'il caresse avec excellence de ses mélodies ultra-efficaces. La foule est en transe.

Cerise sur le pudding, deux titres d'Oasis ("Whatever" et "Don't Look Back in Anger") pour clôturer ce set agréable, deux morceaux qui sonnent comme un petit "sorry" pour son absence d'il y a trois ans. Respectueux de son public, le groupe ne manque pas de saluer longuement la foule, qui le lui rend bien.

Le bad boy de Manchester a obtenu sa rédemption ce soir. A noter tout de même, cette main en céramique discrètement posée sur un coté de la scène, le majeur fièrement levé en direction de la foule... On ne se refait pas !

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