A une époque où l'écologie se chante sur tous les airs, on n’attendait pas moins, dans le cadre d’un festival rock sur un site historique protégé, que LE maître de la propreté en personne pour y faire régner l’ordre vert.

Boucle d’oreille, crâne clairsemé, il pourrait presque passer pour son illustre patronyme. Ce régisseur général d’événements a été embauché par festival pour inaugurer un nouveau mode de collecte de déchets. “Cette année, on commence le tri plus tôt par le biais de poubelles de couleurs différentes et il y en aura un deuxième après. Le festival a signé un partenariat avec Eco-Emballages qui analyse la qualité du tri par les festivaliers et les professionnels sur le site.”

Sous la supervision de M. Propre : les Brigades Vertes, groupes de bénévoles qui quadrillent les pelouses du parc. Dans le flot des festivaliers déferlant vers la grande scène, un détachement en t-shirts jaunes s’avance armé de sacs poubelle. Parmi les six jeunes, seul Sylvain a déjà participé à l’œuvre de salut public l’an dernier. Férus d’écologie les rockophiles ? “Personnellement non : c’était plutôt pour aider l’organisation” avoue une des membres de la petite troupe qui pour l’heure est surtout déçue d’avoir raté Edward Sharpe and the Magnetic Zeros…

Une fibre écologique relative parmi la jeune génération confirmée par Jean-Claude qui, pour sa première venue au festival a associé passion musicale et sensibilisation au développement durable. “Nous venons d’expliquer le fonctionnement des poubelles à une jeune fille qui croyait bien faire mais faisait exactement l'inverse de ce qu’il fallait.” Isabelle, sa femme, renchérit : “Les consignes données sont bonnes mais elles ne sont pas encore intégrées par la plupart des gens. Quand on voit ce qui se passe ici, on imagine ce qui se passe à la maison… Ca devrait passer par les écoles, ce serait plus efficace !”

Pourtant, M. Propre en est convaincu : “Ce genre de festival est important pour Eco-Emballages car il permet d'atteindre un public qu’il est difficile de toucher en dehors : ces 19-25 ans qui ne recyclent pas." Gageons que des amateurs du folk hippie d’Edward Sharpe ne peuvent pas rester entièrement sourds aux appels de la nature…

 
> rockenseine.com/green


 

Retour à l'accueil