30-AOUT-2009_3429b-copie-1.jpgAnticonformistes 50’s, hippies pacifistes 60’s, punk anarchistes 70’s, clinquants bruitistes 80’s, je-m’en-foutistes 90’s ou recycleurs hors-pistes 00’s… Chaque génération a écrit sa propre playlist de l’histoire du rock. Pourtant, et si tout a été dit, on en oublie le plus souvent l’essentiel... Le rock est un courant révolutionnaire, certes, mais il est avant tout communautaire. Un « Born to be wild » devenu lien social plus qu’un mouvement musical. Un engagement, une invitation à un excès dionysiaque et bestial.

Quand le chanteur Ian Dury invente en 77 la maxime « Sex, drugs and rock’n’roll », le musicien veut avant tout résumer la liberté absolue du style, autant que son pouvoir libérateur. Et fédérateur, justement. Rien de plus logique, donc, d’avoir vu ce lifestyle contaminer d’autres secteurs : de la photo (Rock Folio) en passant par le dessin (Rock’Art), la peinture (Le Mur), la vidéo (Rock en clips), la littérature (Bibliothèque rock) ou tout autre support se cherchant une contre-culture.



Alors, quoi ? Le noir terni du rock d’aujourd’hui sent le délavé ? Conneries ! Les Britishs, après avoir enflammés Jeanne d’Arc, ont bien le droit de mettre à sac un style dont ils possèdent les clés. Et la survie du rock cache peut-être une indigne vieillesse, mais cet élan ne s’embarrasse pas de nostalgie. D’histoires frelatées. De trônes délaissés. Oui mon p’tit, l’important n’est plus seulement d’être contre, mais d’être ensemble. Et pour cela, le rock ne se collectionne pas, mais se vit.



Un festival possède justement cette dimension cathartique, ce besoin de communion qui, exhortant les tensions, les neutralise. Ce besoin d’évacuer une pression, période de crise oblige. Et nul doute que les Blink 182, Cypress Hill, Massive Attack, Queens of the Stone Age, Stereophonics, Arcade Fire ou Eels vont en jouer les catalyseurs. Tous ont une leçon, un rythme, une attitude à communiquer. C’est le goût du risque. Histoire de comprendre, une fois l’heure, de qui nous sommes les fils.



Le blog officiel de Rock en Seine a été créé il y a 4 ans dans ce but : un web reporting en temps réel avec concerts, interviews, chroniques des coulisses et photos à l’appui, sans abonnement, consensus, ni publicité fortuite. Juste quelques journalistes dans un exercice de style poussant plus loin cette communion. Avec pour nouveauté cette année un relai rapide de l’information sur une application iPhone et Androïd.



Le « Let’s rock » d’Elvis résumait à lui seul cet état d’esprit. Une formule courte et condensée qui sonne en creux l’idée de s’enfiler le rock d’un seul trait, d’une seule lampée. Avec le râle de circonstance qui vous passe les os au shaker ou vous hache les émotions en pâté. Mais de surtout lui laisser le temps, et le soin, d’agir sur nos destinées.



Thérapie de groupe(s), disions-nous l’autre année ? Yeah ! C’est encore vrai en 2010.



Et vous savez quoi, les enfants ? Ca commence maintenant...



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