19. Premiers festivaliers« On ne couuurt pas ! » Trop tard… Les festivaliers, hilares, s’empressent – une fois les grilles franchies – d’aller rejoindre les scènes au galop, malgré les exhortations amusées des tatoués de la sécurité. Ambiance maîtres nageurs Vs petits plaisantins adeptes des plongeons dans le dos du surveillant.

Le but pour la plupart ? Aller s’encastrer le poitrail dans les grilles de la première scène, comme la moule à son rocher, pour être LE premier à voir SON groupe préféré de la soirée. Sur place, on guette les concurrents du coin de l’œil, on balise l’espace, on s‘installe : les sacs sont à l’abri, la toile cirée est allongée sur le sol et les sandwichs sont dans la main.
 

Pourtant il y a de quoi se méfier avec la pluie qui parsème le parc en pointillés, aussi souvent qu’un temps breton vous fait le coup de l’éclaircie passagère. Coquine, va ! Car la glissade est proche sur la pelouse fraîchement coupée qui respire une odeur printanière. Et des mecs qui se vautrent, il y en eu dès l’entrée, sans qu’un pogo joue les trouble-fêtes. 
 

Avec la chaleur qui règne, on sent bien d’ailleurs que les nouveaux arrivants hésitent : lunettes de soleil et bottes, chapeaux de paille et k-ways. Mais d'où viennent ces impatients ? "Bruxelles !", "Lyooon !", "Le Havre !"… Les noms de ville sifflent l'air au rythme du pas empréssé. Et les tribus nomades sont  peut-être métissées, mais tous répondent en chœur qu’ils viennent voir  aujourd'hui "All Time Looow" et "Bliiink 182". Instinct de meute ?

De l’autre côté, c’est le débarquement d’Anglais dans le camping : tente 2 minutes sur le dos, cheveux en bataille et accent sous le dessous de bras. On plante son piquet à l’ombre des arbres et on affiche fièrement ses couleurs avec drapeaux ou t-shirts rock à l’appui. "Et toi, tu vas voir quoi ce soir ?", "Je trouve Skin vraiment canon !", "Foals, c’est de la soupe !"…

 

Pas de doute, le festival est commencé.

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