Directeur-fondateur
ReS / Europavox

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// Comment s’est déroulé le montage avec la chaleur du précédent week-end ?
Dans de bonnes conditions ! Il y a d’abord fallu optimiser la gestion de la poussière pendant 3 semaines... Samedi-dimanche fut effectivement difficile avec le montage de la Grande Scène… Bravo à l’équipe ! Nous n’avions jamais eu aussi chaud, même pendant la canicule de 2003. Heureusement, grâce à la pluie des derniers mois, le site est magnifique…

// Nouveauté : le Rock’n’Roll circus. Une référence aux Stones ?
Évidemment… Même si l’univers est plus lié à la « Caravane de l’étrange » (ndla : série tv américaine) qu’à ce documentaire de 68 auquel nous empruntons le nom. C’est une fête rock avec ses performances, ses rires et ses personnalités. Nous avons voulu enrichir notre contenu, en étant à la limite de ce qui est possible d’organiser en termes d’occupation d’espace. Notre but n’est pas de s’agrandir : il faudrait repenser entièrement notre configuration, avec la directrice du domaine, en organisant le festival sur deux niveaux… Ce n’est pas à l’ordre du jour.

// Est-ce qu’une thématique émergera chaque année ?
Non. Même sur le fond. Les Anglo-saxons thématisent leurs scènes par style. Nous, nous mélangeons ! Ce n’est pas la musique, mais la nature des projets qui influence les répartitions. Nous veillons surtout à réfléchir à l’ambiance, à l’habillage des scènes comme véritable lieu de spectacle… Le centre de gravité du festival avait déjà été déplacé en 2011 grâce à la 4e scène (soit 10 à 20% d’espace supplémentaire). Cette année, l’exposition monumentale, inspirée du land art, favorise notamment la mise en valeur de la cascade.

// 2012 : 10 ans. Un anniversaire sans Arcade Fire, mascotte du festival…
Et sans Jack White ! Effectivement, le groupe a l’habitude de passer nous voir quand il sort un album (ce qui n’était pas le cas cette année). Dans le livre-anniversaire, il y a d’ailleurs un joli post-scriptum sur la relation particulière que nous entretenons avec les Canadiens… Quant à Jack White, ce fut une question de calendrier... Ca aurait pourtant été symbolique.

// Avez-vous débloqué plus d’argent pour le secteur programmation ?
Nous n’avons pas eu d’opportunités qui le nécessitaient. Si nous avons cassé la tirelire, c’est pour les animations ! Dès 2002, nous avions déjà imaginé les différents potentiels : graphisme, photo, livre, enfants… Nous poursuivons cette cohérence qui a fait notre identité.

T-shirt Jean-Charles de Castelbajac// ll manquait un complément, souvent évoqué, et mis en place cette année : la mode…
Tout à fait ! Le projet est né d’une discussion avec Jean-Charles de Castelbajac, un fidèle de Rock en Seine. Il propose, à travers l’édition d’un t-shirt collector, son interprétation personnelle du festival. Une vision dans laquelle nous nous retrouvons totalement ! Ce type de projet relève vraiment de la rencontre. 


// Qu’est-ce qui a changé en 10 ans ?
L’utilisation des réseaux sociaux, dont les débats et avis divergents qui y cohabitent sont assez « rock » dans le fond… Sinon, le public d’hier est assez voisin de celui d’aujourd’hui : mixité des âges, majorité de femmes, 1/3 de spectateurs venant de tout l’Hexagone… Seule différence : la plus grande part de public international. 10 ans ? C’était avant-hier… Je me souviens encore de l’ouverture des grilles… Il nous a fallu 2 ans pour préparation la première édition qui ne durait… qu’une journée !

// La question la plus souvent posée ?
Mes coups de cœur de l’édition ! Est-ce si important ? (Rires) Allez, je peux tout de même dire que j’attends avec impatience le concert de Grandaddy et que j'écoute beaucoup Beach House… Pour le reste, et étant donné la subjectivité de chacun, j’invite plutôt à se référer au livre-anniversaire de Christophe Basterra. Au-delà du festival, c’est l’occasion de se remémorer l’Histoire du rock en live de ses 10 dernières années. Mais pour l’instant, l’heure n’est pas à regarder dans le rétroviseur : nous avons un anniversaire à fêter !

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(photo directeur 
© C.Gassian)


 

 

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