Salut, nous c'est Voluume et on parle de musique avec nos doigts. Troisième et  dernier jour de Rock En Seine, on vous délivre notre première partie de journée en suivant le fil du temps.

public14h30 -
Je débarque au domaine de Saint-Cloud après un petit-déjeuner bien copieux, trois croissants et un verre de jus d'orange, neuf heures de festival à suivre et vingt euros en poche pour un fallafel et deux pintes. La boue de la veille finit de sécher sous les premiers rayons de soleil et les Crocodiles du très cool label Fat Possum (The Black Keys, Smith Westerns, Yuck...) donnent les premières notes de la journée avec classe.

14h50 -
La foule devant Crocodiles s'accroît et on annonce près de 34.000 festivaliers pour ce dernier jour. Les 10.000 carrés suffiront-ils?

15h02 -
Les Vaccines déboulent sur la Grande Scène, j'me pose peinard sur l'herbe en attendant que les concerts de la veille se retirent de mes pieds (la faute à Cage The Elephant, Interpol et The Streets). Pas convaincants, les londoniens déballent un set carré et propre comme du linge frais, ça manque de tâches de sueurs et de hargne.

15h40 -
Je passe vite fait aux stands de nourriture exotique. Le thaïlandais semble palpitant et l'éthiopien me fait de l'œil mais c'est finalement le fallafel et ses légumes frais qui auront séduit mes papilles. Tomates bien découpées, choux rouge bien violet et houmous parfait, que demander de plus? (via @masterchef)

15h50 -
J'termine la galette de mon fallafel tandis que Lily Wood & The Prick montent sur scène. Bordel, je croyais que c'était moins rock que ça. Eh, c'est cool dis-donc.

15h59 -
Désolé Lily mais je m'en vais quand même voir Cat's Eyes, un duo formé de Rachel Zeffira, une fameuse soprano d'opéra et multi-instrumentiste classique, et Faris Badwan, leader de The Horrors. J'ai entendu dire que ce dernier était charismatique mais si par "charisme" les gens entendent "mèche recouvrant le visage, port du slim empiétant sur leggings et attitude neurasthénique", je ne sais plus qui croire. Quoiqu'il en soit, leur musique se caractérise par une schizophrénie tapant dans le shoegaze, le baroque et la comptine d'été. Un mélange expérimental non déplaisant en somme.

16h35 -
  Armés de morceaux tout autant efficaces que dansants  les Concrete Knives remportent la palme de la bonne humeur. Nos petites pattes se remettent à trépigner sur le gazon.

17h30 -
Je vois dans mes œillets un mec assis tout seul par terre, Jean-Marc, la cinquantaine, responsable de la mise en œuvre de magasins de proximité et de franchises pour le groupe Carrefour dans le monde entier. Ni une ni deux, je dégaine mon micro et enregistre notre discussion. "Je suis depuis toujours passionné de musique rock'n'roll et c'est pour ça que j'ai trouvé ça intéressant de venir aujourd'hui. Je suis très déçu par la prestation des LA's là, car c'est un groupe mythique des années 80-90 et j'attendais mieux d'eux, je trouve que ça a assez mal vieilli". Après il me parle de sa famille qui n'est pas intéressée par la musique ce qui est la cause de sa venue au festival en solitaire. Sacré Jean-Marc.

Là il est 17h50 et je m'en vais voir Miles Kane, il paraît que c'est bien.

 

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