Qu'on se le dise, la pluie sur Saint-Cloud ne nous a pas arrêté, bien au contraire. La programmation exceptionnelle de cette première journée était plus forte que la météo. Lisez c'est prouvé...


AmbianceIl est seize heure pile lorsque Seasick Steeve le bluesman invétéré au look de Trucker monte sur la scène Pression Live. Accompagné de son fidèle batteur Dan, le soixantenaire déverse un rock puissant sur sa guitare à trois cordes. Durant une heure on revit le rêve américain. Steve mélange blues, boogie, country et folk dans un mix absolument parfait. Et quant Alison Mosshart vient s'asseoir à ses cotés pour une impeccable version de « Write Me A Few Lines », la foule exulte. Steve, c'est un peu le grand père spirituel de Jack White. Première claque, cette neuvième édition s'annonce haute en couleurs...

Très vite on file sur la scène de la Cascade pour écouter les français de Herman Düne et leur anti-folk à tendance psyché. On découvre avec plaisir quelques morceaux de leur dixième et nouvel album « Strange Moosic » sortit cette année. La formation emmenée par son leader charismatique Yaya offre un véritable moment de détente sonore. Parfait pour une fin d'après midi pluvieuse. Qui veut une crêpe ?

A vingt heure, The Kills envahissent la Grande Scène pour un show au combien attendu. Sans surprise le duo répond présent. En symbiose totale, Alison et Jamie balancent leur Garage rock musclé dans une ambiance attentive mais pas folle. Et pourtant, les perles sont là :« Kissy Kissy », « U.R.A. Fever », « Tape Song » sont toujours aussi efficaces. Sur scène Alison donne le meilleur d'elle même et nous fait penser à une jeune Patti Smith enflammée. Sublime.

Vingt deux heures et ça y est nous y sommes, c'est enfin l'heure de la Grande Messe. Cette fois-ci pas d'annulation, les Foo Fighters sont bien là, et l'ambiance s'embrase quand Dave Grohl et les siens déboulent sur la Grande Scène pour un concert qui marquera à coup sûr l'histoire de Rock en Seine. L'ex batteur de Nirvana est totalement déchaîné et visiblement extrêmement heureux d'être là. Poussés par les breaks et les rythmes acérés du batteur Taylor Hawkins, les Foo Fighters fracassent littéralement la scène. Les tubes s’enchaînent : « Learn to fly », « Monkey Wrench », « My Hero », « All my Life », « Times Like These » pour finir par un « Everlong » entonné par un public conquis.

Rock en Seine, c'est loin d'être fini.


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