Halte-là jeune aventurier, plantons le décor ! Il est 15h30. Les portes du festival sont ouvertes depuis plus d’une heure et les notes des premiers concerts rugissent déjà aux oreilles des fans présents sur le site. Allons donc débusquer cette espèce nocturne qui crèche sur le site historique de Saint-Cloud : le campeur.

MG 3960Attention toutefois, imprudent ! Le chemin qui mène aux tentes n'est plus celui auquel nous étions habitué les éditions précédentes. C’est en effet la nouvelle scène « Pression Live » qui a pris possession du coin de verdure, autrefois réservé aux festivaliers résidents. Donc, à moins de très bien argumenter avec les hommes en rouge de la sécurité, cette option est à éviter.

Le nouveau chemin, qui mène aux tentes, nous fait à présent longer un bassin en pierre de toute beauté et progresse, sillonnant, à travers bois. Ambiance (presque) rando quoi.
C’est que le campeur est un être qui aime le calme et la nature. Quelques petites minutes de marche, et on y est…

Entre tentes « 2 secondes », un peu trop rapidement montées pour être tout à fait étanches, et grandes tentes familiales où l’on retrouve maman qui fait à manger, papa qui boit tranquillement un verre de rosé frais et le petit frère qui est déjà prêt à partir en concert armé de son sac à dos « Flash McQueen », une douce ambiance agite cette peuplade. Des groupes d’amis lézardent à l’abri de leurs toits synthétiques, des guerriers « zentaï » multicolores sortent de leur repère - direction la musique -, des Anglais jouent aux cartes en attendant le début de Cage the Elephant.

En discutant avec ces derniers, on apprend qu’ils sont des habitués de Rock en Seine : l’un d’eux collectionne même ses anciens pass 3 jours autour de son poignet. Ils nous confient aussi que l’after d’hier soir, animé entre autre par un membre des Nelson était « très calme ». Idéal pour redescendre.

Était-ce le show de 2 heures des Foo Fighters ou les beats effrénés de Paul Kalkbrenner qui ont usé à ce point nos amis campeurs ? Ou bien peut-être - autre théorie plus audacieuse - le campeur se réserve-t-il pour les autres soirs du week-end, tout informé qu’il est de savoir que la pluie se sera calmée d’ici-là ?


Va savoir, mon p'tit. Va savoir.

Qui a dit que camper, c'était tricher ?

 

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