Non, ils ne viennent pas d’Australie. Mais il y a bien quelque chose de la froideur australe dans la musique de ces Canadiens. D’astral aussi et, à défaut du soleil lui-même, c’est une étoile particulière qui a auréolé d’une éclaircie la Scène de l’Industrie.

 

AustraEntourée de ses deux choristes, telles deux apôtres d’un culte nouveau dont elle serait la prophétesse, Katie Stelmanis se meut dans des ondulations fascinantes, en transe. Sa voix, surréellement vibrante, canalise des forces d’ailleurs

Envoûtant, son univers musical dessine des voies au-delà des sons et se construit dans les contrastes. La légèreté dansante délivrée par des claviers sautillants directement hérités des 80’s se mêle à une profondeur mystique que renforce une batterie acoustique, étonnamment préférée à une boîte à rythme.

Sa frappe minimale mais charnelle est chargée d’une puissance rituelle. Lumière et ténèbres fusionnent et s’incarnent jusque dans l’apparence de la charismatique chanteuse-prêtresse : cheveux décolorés sur racines noires, dessous noirs sous robe claire transparente.


Pour son tout premier festival, Austra a ressuscité avec force les corps les plus froids de la new wave et les a réinvestis d’une incandescence exaltée.

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