Traînant le pied, la silhouette fil-de-fer, la mèche frisée tombante et les chaussures dorées striées, le Stéphanois s'est prêté au jeu de l'interview.

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Comment vous sentez-vous ?
Excité et stressé. Car, même si chaque festival est différent, il y a toujours une même montée d'adrénaline avant. Je ne réalise même pas ce qui m'arrive. J'essaie juste d'avancer dans ce que je sais faire et dans ce que je veux. Et puis, j'ai un regard assez naïf sur la chose, ayant toujours l'impression d'apprendre.

Quel regard portez-vous sur votre buzz ?
Vous savez, je ne force pas les gens à croire en quelque chose. Je suis ce que je suis. Si ça plait à certains, tant mieux. Je n'ai pas, ou plus, une revanche à prendre sur la vie. C'est vraiment un rêve de faire partager ça avec des gens. J'ai juste peur de me faire manger par le système, donc je m'impose une certaine candeur pour garder un côté authentique.

Internet a-t-il justement été salutaire ?
Je me moque de dire aux gens de ne pas télécharger. Je ne suis pas un donneur de leçons. Du coup, je considère encore Internet comme une chance, car j'ai un besoin viscéral de pouvoir m'expliquer sur mes choix. C'est pour ça que je gère moi-même mon blog ou mon MySpace. D'autant que les reprises sont un excellent moyen de marquer ton univers en l'opposant à l'original.

Qu’en est-il de l'enregistrement d'un deuxième album ?
Je continue à composer, mais je pense qu'il me faudra une vraie pause. Je pense également que je peux peut-être aller plus loin dans les paroles. Par contre, une chose est sûre, je ne chanterai pas en français. Je ne sais pas... Pas à l'aise. L'habitude de chanter du gospel ou les écoutes prolongées des Beatles et d'Elton John. En ce moment, j'écoute Noisettes et Kings of Leon.

Un mot sur Oasis ?
Oasis qui splitte, je trouve ça rock ! Et puis, franchement, c'est Oasis, quoi. Pas de surprise. Moi, ce soir, je serai devant Patrick Wolf.

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