A Rock en Seine, une équipe de 4 journalistes et 2 photographes couvre le festival au jour le jour sur un blog. Nous, quoi. Mais cette année, missionné  par la ville de Saint Cloud, une autre équipe de chroniqueurs sillonne le site, carnet de notes en main et objectif en bandoulière. Leur nom ? Les Rock'chroniqueurs. Des concurrents ?


15 h. Au stand de la ville de Saint Cloud, retranchés dans leur "quartier", on rencontre deux membres de l'équipe, Gilles et Jasmin. On apprend qu'ils sont tous deux photographes, l'un orienté portrait/pyscho (Jasmin), l'autre ambiance/paysage (Gilles). Forcément, ça rapproche. Après nous avoir glissé qu'ils avaient consulté notre blog et bien aimé ce que l'on faisait, Gilles essaie de gratter de l'info. Direct ! Il aimerait savoir si on en sait plus sur le pourquoi du comment de l'annulation d'Oasis. On ne lâche rien. De toute façon, à part l'histoire de la bagarre, rien de mieux à raconter !


Nous, on n'y va pas par quatre chemins : "Les gars, vous et nous on ne serait pas concurrents ?" Gilles : "Non, du tout, parce que nous on ne fait pas de blog !" Jasmin enchaîne : "En fait, nous on travaille pour une publication qui est censée sortir vers octobre-novembre", un livre de 34 pages qui s'appellera "Rock Chroniques - carnet de voyage à Rock en Seine". Il nous explique que c'est le service communication de la ville de Saint Cloud, avec la mairie qui a créé l'opération "Rock'chroniqueurs" pour prendre le relais de "Rock'n'strophes" qu'ils avaient lancé voilà 5 ans. "On ne fait donc pas de l'actu, aucune photo ni chronique de concert dans le style des Inrocks. On essaie au contraire de recueillir une matière moins périssable, plus basée sur les à-côtés, l'hors scène, la vie du festival. Le but c'est donc de réaliser un travail documentaire qui montre que pendant ces 3 jours, Rock en Seine est un monde à part. On est complémentaires !".


Avant de partir, Gilles et Jasmin nous font part des sensations qu'ils ont éprouvées à faire leurs premières photos de concert depuis la fosse pendant le concert de Madness. Gilles : "C'était impressionnant. Quand tu as le public d'un côté et la musique qui t'arrive de l'autre, tu te sens vraiment poussé, chahuté !". Et in extremis, il revient sur l'histoire d'Oasis: "Dis, j'ai entendu un truc, et je pense que c'est faux. Parait qu'hier soir Madness aurait remplacé Oasis ?". Comme quoi, loin d'être concurrents, eux et nous sommes vraiment complémentaires !

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