Le soleil cogne sur Saint Cloud. Et en attendant le premier concert de la journée, on me distribue des protections auditives et un préservatif : que dois-je comprendre ?

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Sous l'œil amusé des festivaliers, Kitty et Daisy arrivent sur scène, un look rétro tout droit sorti des publicités américaines des fifties. Premier morceau entre frangines, a capella. Le ton est donné. Après ça, le frangin Lewis (ou plutôt Elvis, la banane bien vissée sur la tête et le costume rayé) les rejoint à la guitare, accompagné de papa et maman, qui s'installent respectivement à la guitare et à la contrebasse. Sacrée famille !

Et là, nom de Zeus ! Ça balance, ça swingue, ça change d'instrument (et pas qu'un peu !), ça fait du beat box... un festival de talent. L'absence de grosse caisse et de vrai groove à la batterie est vite oubliée face à l'originalité du groupe. Du vrai revival 50's : c'est ma mère qui va être contente, elle qui pleure encore Elvis !

Finalement, entre du rockabilly, de la balade aux sonorités hawaïennes (yukulélé et lap-slide en prime) en passant par du rythm 'n blues aux accents de Johnny Cash, c'est un véritable voyage dans le temps qu'ont offert les ados de la famille Durham. Et comme cadeau souvenir, quelques moments assez mémorables comme le solo d'harmonica de Kitty de près de 3 minutes, le guest jamaïcain à la trompette (dont je n'ai pas relevé le nom...), les solos guitare / piano de Kitty et Lewis, les déchaînements à la batterie de Daisy...

A Rock en Seine aujourd'hui, on a eu la chance de voir Elvis Presley, Johnny Cash et Jerry Lee Lewis enfanter Kitty, Daisy & Lewis (...et papa maman). Pourquoi le préservatif alors ?

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