Holy shit ! Si le rock a décidemment goût de cendres, le souvenir de ses braises incandescentes sait encore vous enflammer la panse.

null15 ans déjà, ouais. 15 ans que le Don Quichotte blond aux yeux mouillants a claqué la porte. Aussi rapidement qu’il vous explosait la mâchoire charnue d’une gratte en beuglant. Liquidation totale avant saisie des huissiers. Ricanant. Là, debout sur le charnier. A pisser sa bibine sur le corps fumant d’une industrie vidéo-clippée.

Il a fallu 2 secondes, ce 5 avril. 2 secondes pour qu’une part d’innocence s’envole avec Cobain, icône inoxydable. Et c’est, entres autres, ce coup de feu qui donna le départ de la course. Les tatouages éphémères au marqueur, les agendas découpés ou les cassettes échangés à la récré en disaient longs sur son humanité.

Et nous, pauvres fous, à s’user les phalanges sur ses hymnes, le jean baillant et le lacet dépressif, pour quelques roucoulements lascifs ou autres affronts à l’autorité. Le gimmick était là : « Mieux vaut briller que se consumer ». 15 ans déjà, disions-nous. Devenir orphelin ne s’oublie pas.

Car que l’on apprécie ou non sa musique, le martyr su rappeler que rock et personnage se tienne la main. Comme le mac et sa putain. Lui, soucieux de la scène indie mais faisant s’encanailler l’underground et le mainstream. Ce funambule mort d’avoir trop marché sur la terre et au destin shakespearien, capable d’une redoutable énergie. Directe. Primaire. Sans compris, ni sac à vomi.

Demandez-leur, tiens ! A lui ou aux autres gardes-chiots eigthies - Oasis, the Offspring, Faith No More, Prodigy - si le rock mérite d’être vécu. Demandez-leur, ouais, si l’étendard repu n’a pas envahi le graphisme (Rock’Art), la photo (Rockfolio), la télévision
(Rock en clips), la bande dessinée (Rock en Bulles) et les mioches qui vont avec (Mini-Rock). Qu’un frémissement vous provoque des baves pavloviennes à vous ruiner le futal. C'est un fait. 

Alors, quoi ? Qu’on se le dise, c’est thérapie de groupe(s) ce week-end. Photos, comptes-rendus, interviews en direct ? Ca se passe ici.

Come get some, dudes ! Et bon festival.

 

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