Etymologiquement, le nom du groupe signifie la mise à nu, la révélation. Et les finlandais ont été justement à cette image, s’appropriant les mythes et les épurant de son décorum vintage. Une prophétie Heavy Metal, version classique, qui a su en recréer les codes.

Oubliez vite les prétendus méchants chevelus. Ceux mangeurs d’enfants et effrayant l’impassible bourgeois. Ils n’ont jamais existé. Et si ces vikings peuvent visuellement dénoter avec la soupe anglaise ambiante, tous sont issus de l'Académie Sibélius d'Helsinki. Rien que ça. André Rieu du Metal ? Le combo a tout de même collaboré avec Max Cavalera, Slipknot, Bush, Rammstein et… l’Eurovision. Excusez du peu.

Apocalyptica pourrait effectivement tenter les jeux de mots mortuaires, mais c’est davantage du côté de « la petite mort » qu’il faut s’épancher. Car oui,
le set était jouissif. Sur scène, les dark knights reprennent Metallica, Slayer ou encore Sepultura. Mais leurs propres compositions prouvent que leur musique sait aussi se substituer de ses poncifs.

La cavalcade est soutenue. Le public est sans cesse sollicité. Les violoncelles exultent dans un tapping joyeusement grinçant et habité. Car c’est l’état d’esprit du métal qui domine finalement, de part sa radieuse camaraderie, plutôt que celle du classique. Le premier influence le traitement du deuxième. L’un lui donne ses armes et références, tandis que l’autre apporte une intensité aux propos. Le point commun de ces deux styles ?
La rigueur. Définitivement.

Le caractère hybride de l’ensemble donne ainsi une atmosphère prenante.
Envoûtante. Energique. Et ce, malgré le caractère trop sous-estimé du combo en France auprès des médias et l’absence des moyens pyrotechniques habituels. On attend impatiemment l’inversion des rôles… Des reprises d’Apocalyptica, version Heavy Metal. Yeah !


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