Arrivé au terme d'une tournée mondiale, le Dj revient au pays pour nous offrir une bien belle clôture en cette première journée de festival. Wax me, baby !

Tailor navigue entre trip-hop et hip-hop avec le souci d'offrir un spectacle à la fois visuel et sonore. Une expérience rare dans ce domaine. Costume noir, chapeau noir, cravate noire sur chemise immaculée, le Dj fait son entrée. Tour à tour accompagné d'un MC et d'une chanteuse (Charlotte Savary), il enchaîne avec facilité un morceau tout en légèreté avec un hymne hip-hop, repris en chœur par tout le public. Premier exploit. Et pas le dernier.

Sur scène, outre les platines et un banc vidéo - qui leur a joué de mauvais tours -, on compte une violoncelliste (Marina Quaisse), une flûtiste et une violoniste (
Christelle Lassort, du groupe Narrow Terence). Résultat : un enchaînement de samples, bourrés à ras bord de basses et de mélodies aériennes ou enivrantes. Un flux tendu ponctué par de nombreux dialogues de films, ridiculisant de loin les autres exercices de style de ses confrères.

Le point d'orgue du set sera
« House of Wax », issu de son dernier album Hope & Sorrow, et un hommage à Isaac Hayes récemment disparu. La foule - déjà nombreuse - s'est amassée devant la plus petite scène du festival. Puis, très vite, elle est bientôt rejointe par les nombreux festivaliers tout juste sortis du concert de R.E.M. Les renforts sont là. Prêts à s'élancer pour l'assaut final. Les mains en l'air. Les pieds martelant la pelouse endolorie.

Ca tombe bien, parce que Wax Tailor a encore de la ressource et nous offre un titre exclusif (
« Go Without Me!!! ») de son futur album, prévu pour l'année prochaine. Il enchaîne sur deux dernières gâteries, dont une ode finale au Tibet (« Positive Inclined ») accompagnée des deux chanteurs d'A State of Mind, au look bien funky. Une nouvelle preuve, s'il fallait le prouver, de sa générosité.

Décidement. My Tailor is rich...


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