Après un premier album folk lorgant vers Tom Waits et une année riche en concerts, Narrow Terrence débarque au tremplin de Rock en Seine et nous explique l'essence du groupe.

Christelle s’imaginait volontiers violoniste dans un grand orchestre. « C’est la seule vision que l'on nous donne lorsqu'on fait le conservatoire. Ca ne m'a jamais totalement convenu », avoue-t-elle. Nicolas et son frère Antoine avait, quant à eux, chacun un projet en solo. « Du Folk pour faire pleurer les pucelles » pour l'un, et « du hardcore électro » pour l'autre. Quant au batteur, Thomas, il officiait auprès des Nelson (un groupe que l'on a pu voir, l'an dernier, à Rock en Seine et pour lequel il est bien sûr toujours le batteur). De tribulations en tribulations, ces quatre-là ont fini, au hasard des rencontres, par former un groupe : Narrow Terrence.

Multi-instrumentiste
« Pendant le concert, on tourne autour des instruments, raconte Christelle. On a chacun un instrument principal, notre base. Et pour les besoins de la chanson, on peut rajouter une petite pointe de nous avec d'autres instruments ». Cette mixité dans l'utilisation des instruments fait de la musique de Narrow Terrence un son difficilement classable. « Chaque morceau a une âme que l’on fait évoluer », déclare Nicolas. Et Antoine d’ajouter : « Certains de nos morceaux peuvent avoir 35 versions différentes, passant du métal au yiddish ».

Influence du septième art ?
Cette mixité sonore est aussi à l'origine des comparaisons que l'on peut en faire avec la musique de Tom Waits ou de Morricone. Une musique plutôt cinématographique donc ? « C'est la manière dont on fait la musique qui donne ce résultat ». Les Narrow Terrence n'envisagent même pas de créer eux-mêmes leurs clips. « On préfère laisser cela à quelqu'un qui vient avec sa propre vision d'un morceau, quelqu’un à qui la chanson raconte quelque chose et qui sait comment le mettre en image, comme cela a été le cas pour un clip des Nelson ».

Avenir riche
Au sujet de leur créativité, on apprend que les Narrow Terrence « se forcent » à freiner la production de nouveaux morceaux, privilégiant l’approfondissement des compositions actuelles. Leur deuxième opus est quasiment prêt et le suivant en est déjà à un stade avancé. Toujours au programme cette année, il y a bien sûr la poursuite de leurs dates live. « On a eu de la chance, on a rapidement pu jouer dans des salles de concert sans trop passer par des plans foireux ».
Interrogés sur le show d'aujourd'hui, ils déclarent : « Pour l’occasion, on a voulu le faire à l'image du festival. Il sera orienté rock, mais pas que ! »


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