Foule.jpgVaste témoin du siècle achevé, qui mieux que le rock pour résumer nos vies ? A la fois amant obscène, grand frère bagarreur et père protecteur, le style a depuis longtemps prouvé que sa philosophie dépassait le cadre même de la musique. 

Comme lui, nous avons grandi, muri et évolué… Du pillage irrévérencieux de 2 Many Dj’s, en passant par l’expérimentation romantique d’Emilie Simon, la fièvre bruitiste de Mogwai, le conservatisme grinçant d’Arcade Fire, la révolte juvénile de CSS, l’émeute acide de Jesus and Mary Chain, la fièvre sereine de Faithless ou la théâtralisation baroque de Bjork... Il est facile de s’y identifier. 

Tous correspondent au moins à une écoute, une anecdote ou une humeur de notre vie. Et ne dit on pas justement à ce propos « Etre rock » ? Ce courant de liberté intergénérationnel qui a traversé les âges. Cet esprit sans complexe ni code qui refuse que l’Histoire s’écrive par avance. Le rock a gagné tous les secteurs culturels, de la bande dessinée à la littérature, le cinéma ou la mode. Il a su prouver que nous pouvions dépasser notre quotidien, emprunter aux modes d’expressions ethniques ou esthétiques. Un message qui fédère toutes les couches sociales au grès des époques. Un lien affectif et politique qui prouve que la culture n’a pas à être noble ou légitime. 

Etre rock, c’est donc sans conteste faire preuve de tolérance et s’attaquer au monde d’aujourd’hui pour réussir celui de demain. Et ça fait 50 ans que ça dure… 

Bon festival

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