Réunis dans l'espace presse, François (directeur), Doudou et Salomon (programmateurs) font le bilan de la 9ème édition de Rock en Seine.
Que dire sur cette année 2011 ?
Nous sommes contents ! Que dire de plus après ça ? Nous avons un nouveau record de fréquentation avec environ 108 000 spectateurs. Il faut dire que cette année, nous avons agrandi le site de 10
000 m2, mais attention, nous n'avions rajouté que 2 000 places. Notre jauge était donc de 37 000 par jour, avec le vendredi et samedi de complet. Enfin, 17 000 forfaits ont été vendus fin
juillet.
La pluie a-t-elle été une gêne ?
Nous avons joué au chat et à la souris avec le soleil, mais ça s'est bien passé. On espère avoir effectivement mieux l'année prochaine. Rock en Seine était le dernier festival de l'été, on ne
voudrait pas qu'il devienne le 1er de l'automne...
Et cette 4ème scène ?
Elle a transfiguré le festival en déplaçant son centre de gravité. Avec ce mur végétal d'un côté et historique (17ème siècle) de l'autre, on avait vraiment l'impression d'être dans une
salle ! La chose est forcément perfectible, mais le pari est gagné : faire en sorte que les gens y reviennent (en programmant des grands noms comme Death In Vegas ou The Horrors) après avoir franchi l'entrée... Il sera temps de
se poser pour voir si nous lui donnerons plus tard une autre couleur, mais pour l'instant le mélange des genres et des publics nous plaît beaucoup.
A quoi se résume le succès du festival ?
Quand on pense que la 1ère édition était une seule journée avec deux scènes, on trouve ça incroyable. Mettre un festival en août, les gens nous prenaient pour des fous ! A voir l'accueil fait à
des Avant Seine comme Myra Lee, on se dit que les gens nous font confiance. On souffre bien évidemment de l'inflation des cachets, mais nous essayons malgré tout de se bagarrer à chaque fois pour
obtenir une belle affiche.
L'année prochaine, ce sera la 10ème édition...
Oui, mais le budget artistique sera similaire, seulement corrigé à la marge. En effet, nous ne ferons a priori pas de 4ème jour et nous garderons la même capacité et la même billeterie. Il est
encore temps que l'on débriefe cette édition et que l'on voit si des enseignements sont à tirer. Côtés noms, nous avons quelques délires en tête, mais en tout cas rien de particulier.
Rendez-vous les 24-25-26 août 2012 pour le savoir...
> RockenSeine.com
Pour le dernier grand concert de cette édition 2011, pas de gros riffs rock’n’roll ni de fougue adolescente. De ce côté, les Foo Fighters et Arctic Monkeys ont assuré les deux soirs précédents. Non, ce soir : de l’introspection, de
l’émotion et des frissons... A revendre.
C’est accompagné d’un orchestre symphonique que les Anglais ont
débarqué en bord de Seine, violons et cuivres venant soutenir et couronner des morceaux issus de quasiment tout leur répertoire.
Sans hésitation, la cérémonie s’ouvre avec “Controlling Crowds”, imparable monument de trip hop ténébreux aux harmonies
vocales magnétiques sur fond de triste constat sur l’état du monde. S’enchaînent dans un pouvoir de fascination constant plusieurs
retours dans le passé acclamés par un public conquis : “Fuck U”, “You Make Me Feel” dont l’effet est amplifié, démultiplié par les chœurs et les violons…
Archive articule les tensions et les épanchements d’une sensibilité
poignante au fil de ses morceaux-fleuves en forme de grands huit émotionnels. Il crée des moments de pure magie qui, dans la nuit et le froid qui s’installent, marient classique,
rock, électronique et rap en une même émotion pure.
Si la tension se relâche un peu dans un ventre mou qui se prolonge le temps de trois morceaux plus faibles, le réveil est
intense avec “Bullets” puis un “Dangervisit” pour lequel Pollard Berrier se donne sans restriction, entièrement investi dans son chant primal. Ultime présent, c’est le retour à “You All Look the
Same to Me” pour un “Again” d’anthologie, longue plainte qui n’en finit pas de renaître et résonne longtemps, longtemps après ses dernières notes…
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Hein hein ! Si l'exercice en a probablement effrayé certains, les autres étaient – pour sûr – en terrain connu, conquis. Volontairement soumis. Car l'un des derniers remparts du néo-métal
90's se tenaient bien là cette nuit, debout sur ses fondations indestructibles, transformant Saint-Cloud en champ des possibles.
La scène fait penser à ce clip des Foo Fighters (décidément !) « The Pretender »… En fosse, un cordon de sécurité
se tient en ligne, au garde à vous, le polo bordeaux et les bouchons d'oreille de rigueur. Tous sont impassibles devant les provocations d'une foule
impatiente, aux aguets. Avant que finalement tout n'explose. Big bang ! En seulement quelques secondes... De ces lames de fond qui vous ramassent à la cuillère et ne laissent
que peu de pitié pour la verdure ainsi rapidement piétinée.
Trois ans ! Trois ans depuis les Rage Against The Machine, que le parc n’avait pas connu l’anarchie. Une telle furie, un cocktail
(molotov !) entre colère et énergie. Et le calme avant la tempête ne fut que de courte durée quand Chino Moreno et ses assaillants donnèrent leur première salve, le temps de tout ravager. La
guitare gronde, gueule et s’époumone, la batterie tonne et les changements entre les chansons sont les seules amnisties éphémères avant que le couperet ne retombe. Inlassablement.
Cette voix hurlée, raclée du fond de la gorge, joue les bras de fer musclés avec les chuchotements et autres cris stridents à vous glacer le sang. On pique une suée devant ces larsens en pleurs
qui réinventent la définition du « Wall of sound ». L’ensemble est massif, délicieusement âpre et rugueux. Collectif. De ces
véritables madeleines de Proust juvéniles dont on en reprendrait chaque jour volontiers. De ces instants qui restent éternellement à prolonger.
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Tinie Tempah, le rappeur londonien qui fêtera ses (seulement) 23 ans à la fin de l’année, est déjà un performer accompli.
Pas la peine de lui montrer des "trucs" pour gonfler une foule à bloc, il les connaît déjà tous. Les "petits" qui
gesticulent dans tous les sens et hurlent à s’en casser les cordes vocales doivent en être verts. Chez Tinie, tout se fait naturellement, en
plus. Démoralisant pour les noobs !
On en a vu, des artistes de hip-hop, s’y reprendre à quinze fois en insultant le public pour pouvoir simplement lui faire lever les mains en l'air. Ici mec, il suffit de jouer les premières notes
de « Written in The Stars » et de demander. La foule se balance au doigt et aux lyrics.
Il faut dire que le flow du rappeur est supporté, entre autres, par un batteur survolté qui envoie un beat assassin, et un bassiste qui a un sacré groove au bout des doigts. On pourrait savourer
le concert rien qu'en se focalisant sur les musiciens: ici ils existent vraiment, là où l'on a trop de fois la sensation qu'ils sont simplement sur scène en guise de faire valoir.
Evidemment, le son est ciblé pour ravir les plus jeunes. Il y a du David Guetta dans la house du hit multi-récompensé « Pass out ». Le refrain de « Till I'm Gone » perce le
coeur des adolescentes, tandis que les couplets gonflent l'ego des jeunes mâles. Mais bro', il fallait être dans la foule pour voir les milliers de festivaliers débuter à capella les morceaux,
pogoter sauvagement dans la fosse et éventrer un panda géant en peluche (OMGWTF?!).
La carrière de Tinie Tempah commence à peine sur le territoire français, et déjà sur la Scène de l'Industrie on le sent « Invincible ».
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Des femmes traçant, guitare en mains, leur trajectoire solo à travers le monde foisonnant du rock, il y en eu d’autres avant Anna Calvi. Janis
Joplin, Patti Smith, PJ Harvey peuvent accueillir avec respect leur digne petite sœur.
Elle paraît minuscule, au bord de la scène, frêle silhouette barrée d’une guitare à laquelle elle laisse d’abord la
parole, le temps d’un long solo introductif. Car avant la voix, c’est cette guitare qui est son mode d’expression essentiel : plus qu’un instrument parmi d’autres, elle prolonge son âme, ses nerfs. Anna en use et en abuse, passant dans un chaud-froid permanent de la douceur mélancolique à des cataclysmes
orageux, moments fusionnels où elle s’acharne avec passion sur ses cordes.
Cheveux tirés, regard perçant et noir : l’austérité apparente n’a d’égal que
l’intensité qui couve au dessous et qui se dégage de cette voix grave au phrasé franc, presque autoritaire et de ces accords plaqués avec rage.
Les morceaux de lave extraits de son premier album, cœurs brûlants dans une gangue froide, se succèdent en de trop courts trois quarts d’heure : “Suzanne And I”, Blackout”, “I’ll Be Your Man”, “Desire”, “The Devil”, “Love Won’t Be Leaving” et finalement “Jezebel” qu’elle nous offre en français.
Il y a une certaine évidence dans la couleur qu’elle arbore, de son chemisier à sa moue carmine, ce rouge qui semble
signifier, au-delà de sa timidité naturelle, que c’est son cœur à vif qu’elle donne à entendre. Le sang qui en coule, charriant une puissance
organique, s’ourle parfois du noir des profondeurs viscérales.
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Après deux jours et demi de Rock en Seine, les habits des festivaliers commencent à porter les traces d’une fatigue humide, et leur corps, les tensions. Mais en
s’approchant du stand SFR situé auprès de la scène Pression Live (qui fera retentir les riffs électriques de The Horrors dans la soirée), il y a comme un décalage. En effet, soutenue par une
discrète odeur d’huiles essentielles, l’ambiance, sur les quelques mètres carrés du chapiteau, est étrangement paisible et sereine.
Ici, on se détend ! Et les blagues potaches de l’animatrice du jeu de société « Times Up »
paraissent lointaines pour la jeune festivalière qui vient de se relever, hagarde, de la table de massage. Elle repart, comme sur un nuage,
en direction d’un des transats mis à disposition par la marque de téléphonie mobile, histoire d’atterrir en douceur.
« Nous offrons à chaque abonné SFR une séance de massage de 20 minutes», confie Mathieu, à l’entrée du stand. « La majorité des personnes qui viennent se faire masser sont des filles ». Ben oui, mais en même temps, quand on est un mec Rock’n Roll, un vrai, on ne
s’adonne pas à ce genre de flagorneries... du moins en public.
« Nous pratiquons exclusivement des massages de relaxation avec des techniques de shiatsu et de réflexologie, ou encore des massages de type californiens. Le choix des techniques se
fait suivant le désir du festivalier », explique Sophie, l’une des trois masseuses professionnelles du stand. Et quand on lui demande si les festivaliers ont des douleurs ou tensions
particulières à éliminer après ces presque trois journées de concerts, elle répond : « Les gens qui viennent ont toujours mal quelque part !».
Un cri du coeur qui sonne très Rock !
> SFR Jeunes
Talents
Dans le rock, il y a bien sûr les bad boys qui utilisent le style comme exutoire, saute-mouton psychologique sans limite. Crise post-ado ou mal-être
social ? Peu importe. La catharsis reste toujours grisante, quoi qu’autodestructrice et voyeuriste. Et puis, il y a les autres…
Pour ceux qui fuient la fièvre du samedi soir, l’ambiance bas-fonds alcoolisés avec sourires gras et filles de
joie, les CCKS préfèrent la version « brunch dominical » des plages du Nord-Ouest. Faut dire que les Normands nous rejouent le coup
de l’invasion anglo-saxonne avec pour embruns des « Wowowo ».
Ici, le rock se décline en ballade à cloche-pied sur les côtes pop. On pique-nique, limonade et cupcakes sur une nappe
vichy, socquettes blanches et tennis aux pieds. La moitié du groupe est en short, tandis que la chanteuse – leggings et habits de lumière – passe son temps le doigt en l’air, a taquiner la foule
comme on batifole avec des vagues espiègles.
Un concert qui s’intensifie au fur et à mesure que la marée humaine s’épaissit et qui rappelle quelques vinyles vintage new yorkais, livrés avec la montée de sève printanière.
Une fraîcheur bienvenue pour un après-midi qui ne demande qu’à se prolonger. Une respiration revigorante avant la soirée.
> MySpace
Lester Bangs, Charles Bukowski, Greil Marcus, William Buroughs, Philip K. Dick, Philippe Manoeuvre, Gilles Verlant... Les monstres de papier vous attendent au stand
de la ville de Saint-Cloud pour une partie de bookcrossing.
Quelques types sont affairés dans les fauteuils, une bande dessinée ou un ouvrage illustré à la main... (comment faire plus ? Il y a des
concerts qui attendent dehors). Tous sont en tout cas venus faire une pause littéraire, un brin de respiration culturelle. Mais au-delà de la
simple curiosité lettrée, les livres se déclinent surtout ici en mode « échange collaboratif ».
Bookcrossing ? Un anglicisme qui peut sembler barbare, mais qui signifie tout simplement que, si un livre vous semble « rock », vous pouvez l'amener au stand Biblio Rock
et repartir avec un autre. Mais le stand ne s'arrête pas là, proposant aujourd'hui l'exposition (avec la possibilité de se faire dédicacer un livre échangé) des artistes Rock en Bulle d'hier :
Bastien Vivès, MO/CDM et Arthur des Pins.
Un jeu concours est même organisé pour gagner des albums ! Ou comment le festival se transforme en Troc en Seine pour mieux se tenir à la
page.
> Bibliothèque Rock
Salut, nous c'est Voluume et on parle de musique avec nos doigts. Troisième et dernier jour de Rock En Seine, on vous délivre notre première partie de journée
en suivant le fil du temps.
14h30 - Je
débarque au domaine de Saint-Cloud après un petit-déjeuner bien copieux, trois croissants et un verre de jus d'orange, neuf heures de festival à suivre et vingt euros en poche pour un fallafel et
deux pintes. La boue de la veille finit de sécher sous les premiers rayons de soleil et les Crocodiles du très cool label Fat Possum (The Black Keys, Smith Westerns, Yuck...) donnent les
premières notes de la journée avec classe.
14h50 - La foule devant Crocodiles s'accroît et on
annonce près de 34.000 festivaliers pour ce dernier jour. Les 10.000 carrés suffiront-ils?
15h02 - Les Vaccines déboulent sur la Grande Scène, j'me
pose peinard sur l'herbe en attendant que les concerts de la veille se retirent de mes pieds (la faute à Cage The Elephant, Interpol et The Streets). Pas convaincants, les londoniens déballent un
set carré et propre comme du linge frais, ça manque de tâches de sueurs et de hargne.
15h40 - Je passe vite fait aux stands de nourriture
exotique. Le thaïlandais semble palpitant et l'éthiopien me fait de l'œil mais c'est finalement le fallafel et ses légumes frais qui auront séduit mes papilles. Tomates bien découpées, choux
rouge bien violet et houmous parfait, que demander de plus? (via @masterchef)
15h50 - J'termine la galette de mon fallafel tandis que
Lily Wood & The Prick montent sur scène. Bordel, je croyais que c'était moins rock que ça. Eh, c'est cool dis-donc.
15h59 - Désolé Lily mais je m'en vais quand même voir
Cat's Eyes, un duo formé de Rachel Zeffira, une fameuse soprano d'opéra et multi-instrumentiste classique, et Faris Badwan, leader de The Horrors. J'ai entendu dire que ce dernier était
charismatique mais si par "charisme" les gens entendent "mèche recouvrant le visage, port du slim empiétant sur leggings et attitude neurasthénique", je ne sais plus qui croire. Quoiqu'il en
soit, leur musique se caractérise par une schizophrénie tapant dans le shoegaze, le baroque et la comptine d'été. Un mélange expérimental non déplaisant en somme.
16h35 - Armés de morceaux tout autant
efficaces que dansants les Concrete Knives remportent la palme de la bonne humeur. Nos petites pattes se remettent à trépigner sur le gazon.
17h30 - Je vois dans mes œillets un mec assis tout seul
par terre, Jean-Marc, la cinquantaine, responsable de la mise en œuvre de magasins de proximité et de franchises pour le groupe Carrefour dans le monde entier. Ni une ni deux, je dégaine mon
micro et enregistre notre discussion. "Je suis depuis toujours passionné de musique rock'n'roll et c'est pour ça que j'ai trouvé ça intéressant de venir aujourd'hui. Je suis très déçu par la
prestation des LA's là, car c'est un groupe mythique des années 80-90 et j'attendais mieux d'eux, je trouve que ça a assez mal vieilli". Après il me parle de sa famille qui n'est pas intéressée
par la musique ce qui est la cause de sa venue au festival en solitaire. Sacré Jean-Marc.
Là il est 17h50 et je m'en vais voir Miles Kane, il paraît que c'est bien.
Cela fait pas loin de 10 ans que nos cousins québécois de Simple Plan traînent leurs guitares aux quatre coins du monde. Aujourd'hui, ils les ont branché pour la première fois à Rock en Seine. Le
but ? Faire chanter et jumper. C'est aussi simple que ça, et ça marche.
Leurs amplis blancs et leur grand rideau « Simple Plan » nous rappellent que le groupe est aguerri à la
scène. Ils envoient du riff punk rock qui sent bon la jeunesse et sautillent inlassablement, nous répétant entre chaque morceau qu'ils sont heureux d'être là. « On est Québécois, on est
cousins ou quoi ?! ». Il n'en faut pas moins pour que le courant passe.
Chaque chanson emporte un peu plus les fans (et les autres). Rock en Seine chante, saute et bouge les bras en rythme. Entre blagues bon enfant et imitation d'accent français, les Montréalais sont là pour faire la fête et ça tombe bien, leur répertoire s'y prête à la perfection : « Shut up », « Addicted » ou encore « Jet lag » avec en guest la chanteuse Marie-Mai. Du tout bon !
C'est un dimanche résolument rock qui s’annonce (suivront My Chemical Romance et Deftones), pour un public à son maximum
jusqu'à la dernière chanson. Générosité, communication et bonne humeur : c'était ça leur plan, tout simplement.
> Site officiel
Il est possible que dans une dizaine d’années, à la question “Quel fut votre premier festival ?”, une génération d’ados réponde “Rock en
Seine.” Ceux qu’aujourd’hui vous pouvez croiser entre les tentes du Mini Rock en Seine, le festival des 6/10 ans situé à l’entrée de celui des grands.
Sur la scène de l’atelier “Montez un groupe de rock !”, les répétitions vont bon train : le
groupe s’organise et chacun doit trouver sa place. Malo, basse en main, cède finalement sa place à Clément pour rejoindre le groupe des chanteurs qui va s’entraîner à l’écart. Clément s’installe
dans un fauteuil, les genoux recouverts d’une basse presque aussi grosse que lui. Pour chaque instrument, un prof particulier. Le trio sur le côté entonne le
refrain de “La bombe humaine”. Elle éclatera ce soir à 18 h 30 et à 20 h 30, lors du concert du « junior groupe ».
Les sons résonnent de tous côtés, un roulement de batterie émane d’un
atelier. Maïa, qui a eu “neuf ans le 5 août”, est en train de créer des marionnettes pour le spectacle de Ma(rock)innettes. Elle a appris hier à jouer de la batterie et
pourra en refaire “parce que [s]on tonton en a une chez lui.” Cette année, une tente sort particulièrement du lot. Envahie de vieux ordinateurs sur lesquels tournent des jeux vidéo
vintage et des jouets désassemblés, elle est le royaume du circuit bending. Une discipline qui semble prédestinée à être enseignée à Mini Rock en Seine : “C’est une pratique
assez ancienne qui a été découverte par hasard par un artiste américain, Reed Ghazala, qui aurait fait tomber des billes dans un tiroir où il y avait un ampli ouvert. Cela a produit des bruits
étranges qui lui ont donné envie de démonter les jouets.” explique Antoine, en même temps qu’il supervise Thomas, appliqué à souder des fils sur le circuit imprimé d’un jeu désossé.
Comme leurs parents, les festivaliers en herbe ont le bar pour point de
ralliement. Mais ici, on sert “du multifruits, des sirops, du Cacolac et de l’eau”. Tessa, la barmaid, le confirme : “Les enfants viennent souvent sans vouloir
boire, juste pour discuter.” Rendez-vous dans dix ans !
> Mini Rock en Seine
// EN DIRECT !
Comptes-rendus concerts, interviews artistes et organisateurs, anecdotes coulisses...
> Version iPhone / Mobile
> Application iPhone / Android
// EQUIPE
Anne-Laure Degasne (coord.)
Samuel Degasne (l. éditoriale)
Florent Choffel (secr. rédac.)
Nicolas Messyasz (photos)
Nicolas Tourancheau (photos)
Jessica Boucher-Rétif (rédac.)
Mathieu Bouckenhove (rédac)
Sylvain Vrignaud (rédac.)
// LIENS
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// METRO
Ligne 10 : Gare d’Austerlitz / Boulogne - Pont de Saint-Cloud, arrêt Boulogne - Pont de St Cloud
A 10 minutes de l'entrée du festival
// TRAIN
(Transilien) : Ligne Paris Saint Lazare - la Défense - Saint-Cloud, arrêt Gare de Saint-Cloud
Descendre la rue Dailly jusqu'au Pont de Saint-Cloud
// BUS
Arrêt : Parc de Saint-Cloud ou Pont de Saint-Cloud
Bus 160, 175, 460, 467, 52, 72 et 126
// TRAMWAY
Ligne T2 : La Défense / Issy - Val de Seine, arrêt Parc de Saint-Cloud
// ROUTE
Autoroute A 13 (sortie Ville d’Avray / Saint-Cloud), les quais de Seine et le périphérique (sortie Porte de Saint-Cloud) permettent d’accéder au Parc de Saint-Cloud. Suivre les indications
Domaine national de Saint-Cloud. Tarifs parking : 4€ (voitures), 3€ (2 roues immatriculés)
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